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mercredi, 16 août 2006
Les demandeurs d'asile sont-ils des sans-papiers?
Cette infographie de Reuters, publiée fréquemment sur le site de l'Express, peut laisser entendre que les demandeurs d'asiles vivent illégalement en France. C'est complètement faux.
En effet, un étranger qui demande à bénéficier du statut de réfugié ne peut se voir refuser l'entrée sur le territoire français que dans des cas très limités (Article L741-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA)).
Une fois son intention de demander l'asile formulée, s'applique l'article L742-1 du CESEDA:
14:45 Publié dans droit public , miroir des médias | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : étrangers, Sarkozy, droit d\'asile, OFPRA, sans-papiers, RESF, CESEDA
Commentaires
"Ce que l'on peut exiger, est que les décisions de rejet de l'OFPRA soient plus rapides (pour éviter leur utilisation à des fins dilatoires)"
Oui mais... peut-on imaginer que cette accélération de la procédure ne se fasse au détriment du sérieux desdites décisions, déjà pour le moins expéditives ?
Malheureusement, nous sommes face à une problématique humaine, et comme le bon sens le commande, soit il s'agit de prendre son temps pour analyser chacune de ses composantes dussions-nous y consacrer de longues minutes ; soit il s'agit de la contourner pour s'attaquer à ses racines... En ce cas nous ne pouvons pas faire l'économie d'interrogations sur les différences Nord/Sud.
Enfin, c'est complexe et difficilement résolvable par un schéma, là pouvons-nous trouver une quasi-certitude.
Ecrit par : PissTroiGut | mercredi, 16 août 2006
je crois qu'en matière de droit des étrangers, il y a toujours une dimension de souffrance humaine, que la personne soit un émigré politique ou économique, qu'il arrive devant le juge ou le bureau des étrangers d'une préfecture "avec sincérité" ou avec des faux documents. On ne quitte pas son pays si on n'y est pas poussé, c'est évident.
Il ne me semble pas que devant l'OFPRA ou le juge administratif (lorsqu'est invoqué l'article 3 de la CEDH pour contester un APRF) la question soit véritablement le temps à consacrer à ces dossiers.
Le problème c'est la preuve. Comment prouver que l'on est persécuté dans son pays? Le temoignage d'un magistrat sur le site de Verel reste pour moi tout à fait marquant à cet égard: http://verel.over-blog.com/article-2676521-6.html
Ecrit par : sdl | mercredi, 16 août 2006
Je vous rejoins tout à fait, mais en voyant le travail extraordinaire d'aide des associations comme Forumréfugés à Lyon ou encore
France Terre d'Asile à Paris, notamment dans l'aide à la préparation des dossiers, on se dit qu'il est très difficile de faire admettre une persécution, et par conséquent que nombre de personnes "bénéficiaires" en fait, ne le sont pas en droit.
Ecrit par : PissTroiGut | jeudi, 17 août 2006
tres interressant ce blog
bravo
Ecrit par : roi bourdieusien | vendredi, 18 août 2006



