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jeudi, 12 octobre 2006
le blog, la politique par d'autres moyens? (Ségo et moi: une confession)
Le silence des lois a six mois aujourd'hui, si l'on considère que sa date de naissance est le jour de son premier billet. Mais pour paraphraser Neruda, mon silence parle à ce silence depuis plus longtemps. Et l'écriture du blog est partagée entre sa force créatrice, sa raison d'être, qui était l'envie de dire des choses que je gardais pour moi depuis longtemps (et l'on trouve donc ici des billets sur des thèmes récurrents: comment redonner sa place au parlement, quel rapport entre politique et droit, etc...), et l'exigence de son format, qui invite à commenter au fil de l'eau, au flux de l'actualité. Et ces deux dimensions sont utiles pour moi: approfondissement et formalisation de thèmes qui m'interessent , journal de bord et suivi retrospectif de mes humeurs politiques.
Il est interessant par exemple de noter que ce blog est né dans la fureur de l'affaire clearstream, et de relire mes premiers billets de vierge effarouchée par la turpitude du monde politique.
Il est interessant aussi de noter que ma position sur Ségolène Royal a évolué pendant cette période:
- Regard d'abord amusé et effrayé par la bulle médiatique, par ce miroir grossissant et déformant des médias sur l'opinion publique.
- Séduction ensuite par un discours iconoclaste, ou en tous cas nouveau à gauche sur toute une série de thèmes. Cette approche a permis de façon salutaire au PS de sortir du ronronnement quelque peu sénile sur ses valeurs, sur sa supériorité morale, que le projet socialiste vient exemplifier de façon molle.
- Séduction aussi par une méthode, à mon avis plus interessante par son coté "grass roots" que par le slogan de la démocratie participative. Et mon interêt pour cette démarche a sans doute été renforcé par la lecture concommittante du livre de Joe Trippi "the revolution will not be televised" (la démocratie, internet et le renversement de tout) qui était recommandé sur le site de Versac et qui raconte la primaire démocrate du gouverneur du Vermont pour les dernières présidentielles US. De très belles pages sur la démocratie, sur des citoyens qui s'organisent pour débattre et avancer, sur une campagne rebelle et génereuse qui casse les logiques d'appareil...
- Séduction a contrario par la campagne bête et méchante de positionnement contre elle opérée par la plupart de ses camarades opposants, à la fois sur le plan des idées et des personnes. Jospin en particulier m'a beaucoup fait aimé Ségolène...
- Après toutes ces séductions, il est révélateur que je n'ai pas documenté l'évolution de mes sentiments présidentiels depuis un moment (si cela ne vous interessait pas, vous devriez logiquement avoir cessé de lire ce billet depuis longtemps, alors restez, ça va devenir interressant).
Des lecteurs attentifs auront peut-être compris, à travers la lecture de ce billet en particulier, que j'ai pris une carte du PS en promo, ce qui démontre une passion militante raisonnable et utilitariste. Je l'ai sans doute fait à l'époque en me disant que cela me permettrait de favoriser la désignation de S. Royal comme candidate du PS à la présidentielle, à une époque où l'appareil tout entier (ou presque) était contre elle. Il me semble que c'était la motivation de beaucoup de "néos" militants.
Pour moi, le président de la République doit d'abord faire la preuve de sa solidité, et pour un candidat, le seul lieu où cette preuve est démontrable est dans le débat public actuel.
Et j'ai l'impression, malgré les a priori favorables que j'avais, que S. Royal est "au taquet", qu'elle ne peut pas réveler son talent mieux qu'elle ne le fait aujourd'hui, et que c'est insuffisant pour gagner la présidentielle. Une élection présidentielle, c'est usant, c'est des coups bas, c'est du canardage.
Au regard de ce que j'ai vu et lu attentivement jusqu'à present, j'ai des doutes sur sa capacité d'endurer. Son refus du débat (ou sa volonté de le verouiller), son manque d'assurance à l'oral me font craindre qu'elle ne tienne pas la distance. Je peux évidemment me tromper, mais ce risque en vaut-il la chandelle?
Pas si un autre candidat me parait avoir les compétences et la résilience requises. Et depuis quelques semaines, je trouve que DSK est très bon. Par le réalisme de sa méthode et de ses propositions, par son aisance aussi, et par la niaque retrouvée (parce qu'il faut avoir envie). Le déclic aura sans doute été pour moi son grand jury sur RTL il y a dix jours (mp3).
Je trouve qu'un second tour des primaires DSK- Royal aurait de la gueule, et constituerait une expérience du feu nécessaire avant la vrai et dure bataille de la présidentielle.
A l'heure du choix du militant que je suis désormais (volens nolens), l'évolution de mon appréciation des choses me conduit à voter très fermement pour DSK. J'espère qu'il y aura un second tour pour les primaires socialistes, ne serait-ce que pour vérifier si S. Royal a de la reserve.
Quand ce blog aura un an, la France aura un nouveau chef de l'Etat. C'est dans six mois, et c'est loin.
13:10 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène, DSK, PS, 2007, niaque, résilience
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Commentaires
Et, dans votre questionnement sur la stature présidentiable de Mme Royal (si vous avez encore quelconque questionnement après votre conclusion :) que pensez vous du billet tout frais de Koz ?
Limite vous pourriez trackbacker son billet tant vos visions se rapprochent
Ecrit par : frigobus | jeudi, 12 octobre 2006
A en croire frigobus, ce n'est donc pas un hasard si je passe ici, pourtant par "hasard" (en fait de hasard, on parlera plutôt d'agrégateur)... Tu parlais de la volonté de Ségolène Royal de verouiller le débat. Je te confie un autre lien : http://fr.news.yahoo.com/12102006/202/segolene-royal-pourrait-ne-pas-participer-tous-les-debats-internes.html
Et voilà : elle pourrait ne pas participer à tous les débats internes.
A pleurer.
Je sais tout ce que mon propos a de subjectif. Je sais que DSK est moins populaire que Royal. Mais tout de même, je serais militant socialiste, je serais, au moins, déchiré : le fond ou la polarité ?
Ecrit par : Koz | jeudi, 12 octobre 2006
Koz: tu veux parler de popularité, pas de polarité je crois (beau lapsus !)
Pour répondre à Frigobus, je crois que Koz est un honnete homme, qui aimerait avoir le meilleur président possible. C'est ce qui nous rapproche. Ceci le conduit par exemple à évoquer la candidature de MAM à droite (c'est respectable) , ou à dire que si "par malheur" la France devait avoir un président PS, il préfererait largement DSK à SR.
Tout en respectant sa perspective (encore une fois parce qu'elle s'interesse, de façon intelligente, au bien commun), celle-ci diffère franchement de la mienne. Je veux bien sur que la France ait le meilleur président possible. J'emets les plus grandes réserves sur la capacité de N. Sarkozy (sujet peut-être d'un futur billet-confession). C'est sans doute notre plus grand clivage, au-dela de mon fort penchant social-démocrate.
Il y a un grand voile d'incertitude sur Royal: garde-t-elle des billes ou est-elle au taquet? Si c'est le second cas, Sarko va la plumer. Rien ne m'indique que la prmière hypothèse est la bonne. DSK est meilleur sur le fond et meilleur pour resister au choc de la vrai campagne. Il est moins populaire aujourd'hui, mais n'est-ce pas un atout pour avril 2007?
Ecrit par : Silas Day-Lewa | jeudi, 12 octobre 2006
"Il y a un grand voile d'incertitude sur Royal: garde-t-elle des billes ou est-elle au taquet?"
Ses trente ans de carrière aident à trancher, à mon avis.
Mais peut-être derrière l'image peut-être surfaite de la dame aux caméras se cache une politicienne dont le talent à gouverner aurait jusqu'alors échappé au regard affûté de ces journalistes que le monde nous envie.
Ecrit par : Passant | jeudi, 12 octobre 2006
C'est étrange comme Fabius est oublié.
Il semble le seul au PS à proposer un programme de gauche "classique" (Keynesien, à contrepied de la droite, un poil populiste et ce terme n'est pas une insulte).
De plus, il a la stature présidentiable et résiste bien aux débats. On le verra surement dans les prochains jours.
Ecrit par : Campari | vendredi, 13 octobre 2006
Même cheminement, de mon coté, sans que je n'aie de carte du PS. Je suis resté toujours un brin partagé sur S. Royal, hésitant entre con impact positif sur le PS et son manque de crédibilité pour asusmer un discours fort. Partage permanent : elle emprunte de bonnes choses (modèles nordiques, ...), mais semble souvent dépassée, ou peu désireuse de s'engager...
DSK, qui a longtemps été mon favori (période au Minefi, puis révélation avecla flamme et la cendre), avait perdu mes faveurs quand il a gauchi son discours en faisant dans le Hollande chic. Depuis peu, je lui trouve une stature plus moderne, plus assumée, plus crédible.
En outre, dans l'approche, le coté participatif de S. Royal ne va pas bien. On est loin de Dean : le dialogue ne s'instaure pas. La dame dit qu'il faudra écouter, ne sait pas se poser. C'est logique : Dean avait quand même initié ce mouvement par des déclarations fortes et radicales, avec une personnalité attachante. L'initiation de l'émergence de Royal s'est faite sans fond, sur une personnalité, à travers les media classiques. Je crois qu'il ne fait surtout pas fantasmer Royal en Dean français.
Si j'étais adhérent du PS, je voterais DSK, là. Mais bon, je n'ai pas pris ma carte discount.
Ecrit par : versac | vendredi, 13 octobre 2006
Oui, indeed, je voulais parler de popularité. :-)
En revanche, quoique je te remercie de me percevoir comme j'aimerais l'être, c'est-à-dire soucieux du bien commun et non partisan (bien que subjectif... comme tout le monde), je n'ai pas bien compris en quoi nos perspectives diffèrent, excepté le fait que ta sensibilité te porte à gauche, et la mienne à droite.
Ecrit par : Koz | vendredi, 13 octobre 2006
Koz: si tu distingues perspectives et sensibilité, alors effectivement nous avons la même perspective. Et je suis tout à fait prêt à faire ce distingo parce que la sensibilité ne doit pas exclure le sens (attention, à être trop d'accord sur le fait que droite et gauche peuvent dialoguer, on va finir Bayrouiste!).
Ecrit par : Silas Day-Lewa | vendredi, 13 octobre 2006
Ok, SDL, tout cela est formidable. Mais vous semblez oublier un point important : le positionnement de Royal face au libéralisme en général.
Franchement quand je l'entends dire qu'il faut "effrayer les capitalistes", je me dis que l'affaire est grave. Que les limites du populisme et de la démogagie sont atteintes depuis longtemps. Qu'avec de tels phénomènes socialistoides post-soviétiques, la France a tout à perdre dans la mondialisation si jamais ils venaient à gagner les élections (ce qui est peu probable). Sans oublier son mari qui a expliqu" qu'il n'aime pas les riches, etc.
Mais bizarrement, ce positionnement populiste anti-libéral ne vous dérange pas... Pourtant, aujourd'hui le parti socialiste français semble être le fils spirituel du parti communiste avec de tellles envolées anti-libérales.
Comment faites vous à vous entir à l'aise avec ce genre de propose ?
Le titre de l'article du Times est éloquent : "I am not Blair, I am real socialist, says Royal"
Le PS mérite de ne pas être au second tour, comme en 2002. Personnellement, je le souhaite. Au moin cela engendra une implosion de la gauche en France, ce qui tarde à venir. En GB, cela a eu lieu à partir de 1994... Wake up...
Ecrit par : Jules | samedi, 14 octobre 2006
Jules: c'est votre droit de considérer que la gauche est synonyme de léninisme, en vous fondant sur une phrase de S. Royal et une autre de son conjoint (j'aime pas les riches), et d'en tirer la conséquence que la gauche ne mérite pas d'être au second tour.
Pour ma part, je comprend que tout candidat à une election qui veut gagner a des poussées populistes. Je le regrette, mais ceci ne m'empeche pas de croire à la démocratie, et à faire mes choix, malgré les imperfections du système. Vous connaissaez la phrase de Churchill..
Mais l'objet de mon billet s'inscrit dans une perspective différente: il s'avère que j'ai un droit de vote pour désigner le candidat socialiste à l'election présidentielle, puisque j'ai pris une carte.
Je n'ai pas le choix entre MAM, Sarko et Dupont-Aignan, mais entre DSK, Fabius et Royal. Et entre ces 3 là, je dis que DSK me semble le plus digne des fonctions présidentielles.
Pour continuer la discussion qui s'est élaborée dans ces commentaires, je pense que si Koz, lui aussi de droite, avait pris une carte PS (pour le plaisir de la discussion), il voterait pour DSK lors des primaires, en se disant que si un socialiste devait être président, il préfèrerait que ce soit le meilleur, ou le moins mauvais. J'ai l'impression que dans la même situation, vous préfereriez voter Fabius, en vous disant qu'ainsi la gauche a de bonnes chances de se planter, le cas échéant dès le premier tour des présidentielles. Me trompe-je?
Ecrit par : Silas Day-Lewa | dimanche, 15 octobre 2006
Récemment les interventions de DSK ont été meilleures que celles de Royal: il est convainquant, à l'aise, naturel, alors que S. Royal semble toujours réciter un discours trop maîtrisé, préparé, ce que reflète un phrasé qui peut paraître posé, mais qui me semble vraiment trop lent pour enthousiasmer.
De plus, la démocratie participative, c'est bien, mais ça ne suffit pas comme programmen pour un candidat.
Ayant pris ma carte, je vais donc également voter pour DSK aux primaires.
Cela dit, je m'interroge : combien de Français vont effectivement voter en fonction de la qualité du discours du candidat (je doute que beaucoup de Français écoutent avec attention les émissions politiques) ? S'il y avait un débat Ségo-Sarko entre le 1er et le 2ème tour et que Royal était mauvaise, quelle influence cela aurait-il vraiment sur l'issue du scrutin ? Il serait intéressant de savoir s'il y a des études sur ce sujet.
Ecrit par : Saphire | lundi, 16 octobre 2006
Silas,
Merci de votre réponse.
Je vous accorde que le "populisme" est la qualité la mieux partagée par les candidats de gauche avec le candidat de centre-droit Nicolas Sarkozy. C'est aussi une "nécessité" dans une campagne. Donc, nous pouvons considérer que cet argument n'en est pas un et qu'il est neutralisé.
Cependant, lorsque Ségolène tient de tels propos, alors que tout le monde a en mémoire les propos de son compagnon François Hollande sur les riches qu'il n'aime pas, on peut estimer que cela renvoie à une conception assez éloignée du libéralisme en général. Je réitère donc ma question, vous sentez-vous à l'aise lorsque vous soutenez une candidate qui veut apparemment en découdre avec le libéralisme et les "capitalistes", en France, en 2006 ?
Ensuite, je tiens à préciser que je ne suis pas "de droite". J'ai voté Jospin en 2002... Mais je vais voter Sarkozy en 2007. Cela ne fait pas de moi un électeur de droite pour autant, même si cela est bcp plus simple de coller à la va-vite des étiquettes sur les têtes. Nicolas Sarkozy transposé sur l'échiquier politique en Angleterre serait à la gauche de Tony Blair (j'ai d'ailleurs entendu ce type de propos dans la bouche même de Pierre Lellouche), il faut que cela soit bien clair.
J'entends voter pour Sarkozy non pas parce que je suis un big fan, mais parce que j'estime que c'est le moindre mal parmi les options proposées. C'est une nuance de taille qui ne vous permet pas de coller "de droite" sur la tête de chaque futur électeur de N. Sarkozy, et d'en tirer ainsi des conclusions potentiellement hatives.
Pour ce qui est de DSK, il existe un consensus, très Sc-po et très partagé à Sc-po, qui fait de lui un économiste "brillant", qu'il faut écouter et admirer au point de retenir sa respiration lorsqu'on le croise rue Saint Guillaume. Sans doute.
Mais DSK, tout brillant économiste qu'il est considéré, est sérieux quand par exemple il propose de "nationaliser temporairement les entreprises qui délocalisent". Demain une entreprise de chaussures de 40 salariés en Alsace délocalise sa production en Roumanie, le président DSK nationalise temporairement l'entreprise ? Au XXIè siècle, en France ? Comment compte-t-il ensuite "privatiser définitivement" l'entreprise à qui il a été interdit de délocaliser ? Cela fait partie de ses 15 propositions, donc je n'invente rien. J'ai hâte de connaître votre avis la-dessus par exemple.
Autre exemple, vous sentez vous à votre aise lorsque DSK préfère parler opportunément (syndrome post 29 mai / CPE / course avec l'extrême gauche) de "lutter contre la précarité" plutôt que de favoriser et soutenir la croissance ? Où est le brillant économiste DSK ? Je ne le vois pas. Je vois peut-être mal, donc n'hésitez pas à me faire part de ses propositions pour sortir la France de la crise économique dont elle ne sort pas depuis près de 25 ans... N'hésitez pas à me montrer en quoi son programme et ses propositions sont sociales-LIBERALES.
Enfin, désolé pour ce commentaire un peu long, vous avez parfaitement raison : je préfère un parti socialiste qui se fracasse en ne passant pas au second tour, avec un Besancenot ou un Lepen à sa place. Ainsi, le PS sera bien obligé d'imploser. Ainsi la gauche française sera forcée de connaître la modernisation qu'ont connu tous les partis de gauche de gouvernement dans les pays industrialisés depuis au moins une quinzaine d'année. On aura peut-être enfin une vraie gauche sociale-libérale de type blairiste, troisième voie, etc. Donc, oui j'espère sincèrement ne pas retrouver le PS au second tour. C'est la meilleure (et deuxième) claque qu'il pourra recevoir pour ne pas avoir su entamer sa mue sociale-liébérale.
Ecrit par : Jules | lundi, 16 octobre 2006
Saphire: j'ai l'impression qu'une part importante des electeurs indécis peuvent se décider, entre les deux tours, en fonction de leur perception du vainqueur du débat télévisé. Ceci semble moins vrai aujourd'hui: en 95 (dernier débat télévisé...) dans mon souvenir Chirac et Jospin ont eu un long echange sur les assiettes de TVA qui m'avait semblé très techno à l'epoque (aujoud'hui j'ecrirai un billet dessus!). Le resultat de cet echange: match nul. On pourrait dire que les hommes politiques ont un jeu "fermé", et que s'ils sont bien entrainé, il ne peut plus y avoir de perdant dans un débat TV, juste un echange ennuyeux. Le jeu italien...
Jules: au temps pour moi si vous êtes de gauche.
Pour reprendre un des topoï de la rue Saint-Guillaume, vous faites passer avant toute chose votre éthique de la conviction. Pour avoir une bonne gauche moderne, cela ne vous gène pas de promouvoir un quinquénnat sarkozien.
J'ai l'impression d'essayer de faire avec ce qui est disponible et de faire pour le mieux : ethique de la responsabilité.
Je ne me satisfait pas des outrances de la gauche, ni de celles de la droite, ni d'aucune réccupération facile de l'electeur (en anglais: un cheap shot).
Je comprend que cela vous désole aussi, et que votre optique exigente (que je respecte) vous conduise à considérer que les propos démago de la gauche (vous en avez cité et oui, ils me dérangent...) ne peuvent pas être mis en perspective au regard de ceux de la droite.
La dernière Sarkozade par exemple: “Je propose que les plans de stock-options, lorsqu’une entreprise y recourt, concernent obligatoirement l’ensemble des salariés.”
Mais bon, c'est un autre débat, et j'aurais plaisir à le poursuivre lors de prochains billets!
Ecrit par : Silas Day-Lewa | lundi, 16 octobre 2006
Merci, je reste court cette fois.
Je ne crois plus être de gauche en fait, mais c'est une autre histoire...
J'apprécie en tout cas votre manière d'aborder les choses.
Au plaisir de lire vos futurs billets.
Ecrit par : Jules | mardi, 17 octobre 2006



