lundi, 08 janvier 2007

C'est moi ou..?

1°) Toujours aussi amusant Jean-François Copé, M. j'arrête la langue de bois, invité ce matin sur France Inter (en stream).

A propos de la réforme de l'Etat, il met en avant qu'il vend les immeubles inutiles que possède l'Etat dans son patrimoine, en particulier des hôtels particuliers qui ne sont pas fonctionnels pour faire travailler les agents de l'Etat, etc...

Question de N. Demorand: et pourquoi ne pas mettre des mal logés dans ces hôtels particuliers?

Réponse de Copé: parce que c'est démagogique. Et irréalisable: ces immeubles sont des immeubles de bureau, ils ne sont pas adaptés pour loger des familles! 

Copé fait bien de vendre ses hotels particuliers de bureau, qui sont inadaptés pour accueillir des fonctionnaires ou des particuliers. 

 

2°) Echange qui faisait un peu mal à la tête sur RTL ce soir entre MAM et F. Hollande dans la nouvelle émission des "Grands Débats".

 Une phrase de MAM m'a fait tiqué (je crois que c'est juste moi).

Alain Duhamel lui demandait si elle avait des idées pour la réforme des universités.

Le début de sa réponse: "J'ai un avantage sur vous pour traiter ce sujet, M. Hollande, c'est que moi je suis issu de l'université, et pas énarque".

Un énarque n'a forcement aucune idée de ce qu'est l'université, il est même disqualifié d'office.

Un universitaire est forcement le plus à même pour proposer des réformes qui permettraient d'avoir de meilleurs universités.

Et Johnny Halliday est bien placé pour réformer l'ISF parce qu'il le paye? 

Commentaires

Si je dois avouer un certain accord de raison (bien que mon coeur saigne à voir l'Etat se répandre en proche banlieue) avec la politique de l'Etat visant à se désaisir de certains immeubles dont les coûts de fonctionnements sont devenus très élevés , je ne peux m'empêcher de faire preuve moi-même de démagogie : ne s'agit-il pas pour le "mur de l'Argent" (vous vous souvenez ces deux cent familles ?) d'un jeu gagnants / gagnants : on encaisse quelques 600 millions d'euros, en échange de la remise, souvent à bon prix au regard de la hausse des prix des actifs à Paris, de parfois magnifiques hôtels particuliers, qui sont immédiatement dilapidés à financer le bouclier fiscal aux plus ou moins mêmes particuliers.
Certes ce sont des raccourcis et le mur de l'Argent friable et souvent le produit de l'internationalisation des marchés de capitaux, mais tout de même, quel vain triomphalisme que celui de notre ministre !!

Ecrit par : George | lundi, 08 janvier 2007

Juste un bref commentaire, cher Monsieur "Silence des lois" ...
On n'écrit pas "m'a fait tiqué", mais "m'a fait tiquer".
Par ailleurs, les termes "le plus à même" sont peu appropriés s'agissant d'une appréciation qualitative. Il vaut mieux écrire "le mieux à même".
L'Université a donc -aussi- du "bon" si je puis dire !
Allez bonne journée à tous...

Ecrit par : Cyril | mardi, 09 janvier 2007

Cyril merci pour ces remarques de fond.
S'il suffisait de passer par l'université pour maitriser la grammaire et l'orthographe ça se saurait: votre commentaire, si vous me passez ce néologisme, est éminemment mamesque: beaucoup de gens passent par l'université sans maitriser la langue française, beaucoup de gens ont un niveau de diplomes très faible et écrivent remarquablement bien.

J'ajoute à toutes fins utiles que je suis un grand ami de l'université.

Je vous signale aussi qu'il est en général considéré comme vain voire malpoli sur le "net" de consacrer un commentaire à la correction des fautes de grammaire ou d'orthographe (ça s'appelle la net-étiquette ou netiquette).
Je me suis fais une règle, face à ce type d'attitude, de ne pas corriger les fautes ainsi signalées, sauf dans le titre du billet.

Oui, je suis soupe au lait.

Ecrit par : Silas Day-Lewa | mardi, 09 janvier 2007

Je suis en train de lire le bouquin de Martin Hirsch et Sophie Villeneuve, La pauvreté en héritage, et ce genre de réponses me paraît assez aberrante, quand on voit de quoi sont obligés de se satisfaire certains. Avec un peu de travaux si les hôtels en question ne comportent pas de cuisine ou sdb, ce serait déjà ça. Léger manque d'"inventivité"...

Ecrit par : koz | mardi, 09 janvier 2007

Que voulez-vous, je suis sensible à l'orthographe plus qu'à la "netiquette". Un vieux reste "d'universitude" sans doute ... !

Ecrit par : Cyril | mardi, 09 janvier 2007

Je vais prendre, à titre exceptionnel, la défense de JF Copé. La vente d'hotels particuliers qui hébergent des services administratifs de l'Etat n'est pas ensoi stupide. Et la question de Demorand est stupide. Il vaut mieux bien vendre un hotel particulier et construire ou acheter un immeuble adapté à du logement social. Trop de place perdue : c'est bon pour les riches entreprises internationales.

L'Etat et ses différentes branches directes ou indirectes possédaient des stupidités qui n'avaient rien à faire dans le patrimoine de l'Etat. Vendons les. Mais ne nous glorifions pas trop après d'avoir ansi faut baisser la dette, vu qu'on a diminué d'autant les actifs de l'Etat placés en face...

Ecrit par : versac | mardi, 09 janvier 2007

Qui plus est, l'état réaliserait probablement de considérables économies en délocalisant ses administrations et notamment ses services de gestion dans des zones où le foncier est moins valorisé : comme par exemple à Lognes(77), (siège de l'ONISEP).

C'est bien beau de parler de services publics en zones rurale pour finir par concentrer toute sa main d'oeuvre dans la capitale ou, au mieux, les métropoles régionales.

Mieux encore : s'il avait l'intelligence de louer ses locaux plutôt que de les posséder, sa surface d'acteur sur le marché serait telle qu'il pèserait sans doute de manière très significative sur les cours, instrument que les politiciens adoreraient manipuler.

Et puis bon, quand même, sérieusement, les énarques politiciens, c'est quand même un drôle de marigot.

Ecrit par : Passant | mardi, 09 janvier 2007

tout a fait d'accord avec l'idée qu'il faut une politique de l'immobilier intelligente, qui passe par la réalisation de certaines ventes de façon stratégique, par des délocalisations adéquates, des externalisations et des locations... et que la question de Demorand était mauvaise.
Mais mon point était simplement de pointer le fait que Copé ne peut à la fois soutenir qu'un immeuble est impropre à abriter des bureaux et à loger des personnes.

Ecrit par : Silas Day-Lewa | mardi, 09 janvier 2007

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