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jeudi, 29 mars 2007
le drapeau et la gauche: y-a-t'il de quoi pavoisier?
billet un peu décousu. A la fin je verouille mon vote.
1°) article 2 deuxième alinéa de la constitution: "L'emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge."
article 5 "Le Président de la République veille au respect de la Constitution."
2°) La page 2 du canard enchainé est appelée La mare aux canards. Il y a toujours un encadré en haut à gauche, qui est la mare emblématique de la semaine (il y est fait référence en une). Emblématique et en générale vacharde, occasion de montrer la discrépance entre les propos publics des politiques et leurs propos privés.
L'encadré de la semaine ne me semble pas correspondre à cette ligne éditoriale.
Il est intitulé "quand Ségo hisse les couleurs", et reprend des propos à son équipe de la candidate socialiste: "Il fallait répondre à Sarkozy qui a stoppé sa chute dans les sondages avec son ministère de l'immigration et de l'identité nationale"; "Dans l'électorat populaire, çà marche. On ne peut pas défendre uniquement les sans-papiers. Je veux être capable de défendre à la fois l'identité nationale et la France métissée". "Celui qui a le plus réconcilié le socialisme et la République, c'est Jaurès. Le patriotisme appartient à la France, pas à la droite. La gauche doit assumer l'identité nationale. Je ne suis pas adepte de la gauche naïve, soixante-huitarde et bien-pensante, qui a mauvaise conscience et qui culpabilise quand il s'agit de mettre en avant les valeurs républicaines de la France. Ce fut une erreur pour toute une fraction de la gauche d'abandonner cette thématique. D'ailleurs Mitterand parlait bien de la patrie et cela ne choquait personne."
Je ne trouve pas cet encadré très vachard.
Il montre qu'il y a une gauche archaique, hémi-cosmopolite (favorable à l'ouverture des frontières pour accueillir tous les étrangers, mais farouchement nationaliste et anti-européenne sur le plan économique), détestant la nation (parce que c'est l'Etat, parce que c'est le pouvoir, parce que c'est l'autorité, parce que c'est mal) mais profondément favorable à l'assistanat.
Il montre aussi la volonté de S. Royal de dépasser ce carcan. Ca me rappelle la phrase de Rocard (toute la phrase): "La France ne peut accueillir toute la misère du monde, mais elle doit savoir en prendre fidèlement sa part".
J'y vois, malgré tous les défauts de la candidate un signe, parmi d'autres, d'un espoir d'évolution du PS. Espoir fragile, mais beaucoup plus palpable que l'effet hypothétique d'un vote Bayrou. C'est pour moi une confirmation de mon choix pour le 22 avril.
Je n'ai jamais vraiment songé à voter pour un petit candidat, non plus que pour Sarkozy (ce n'est pas la même chose), en gros pour les mêmes raisons que Verel.
Bayrou, pour secouer le cocotier ET éviter Sarkozy? Une hypothèse que j'ai envisagé, longuement. Le premier déclic, que beaucoup ont du faire depuis quelques semaines, a été de sortir de la chape de plomb des sondages: nous faire croire que le vote utile c'était le vote Bayrou. Utile à quoi.
Depuis deux semaines, je suis sur de mon choix, et je dors mieux la nuit!
18:25 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, bayrou, ségolène, drapeau
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Commentaires
"discrépance" ? Pourquoi ce barbare anglicisme ?
Contradiction ? Désaccord ? Divergence ?
Ecrit par : YR | jeudi, 29 mars 2007
Décalage...
C'est ma bravitude!
Ecrit par : Silas | jeudi, 29 mars 2007
J'ai bien peur que vous n'accordiez trop de crédit à Ségolène Royal, en trouvant dans ses grand-écarts permanents le signe d'un renouveau au Parti socialiste...
Et vous oubliez (peut-être) que derrière le drapeau, derrière la Marseillaise, derrière cette Ségolène version national-républicaine, il y a Jean-Pierre Chevènement, qui ne passe pas pour un réformiste exemplaire.
Ecrit par : Rubin Sfadj | vendredi, 30 mars 2007
YR : discrépance n'est pas un anglicisme ou si peu (discrepancy) mais bien plutôt un germanisme (Diskrepanz) : vive la France-Allemagne (ce serait un beau pied-de-nez à la Françafrique ??)
Résumer Ségolène à la figure de JP Chevènement est franchement aussi limitatif que de résumer la PC à la version internationaliste d'avant 1934. On peut tout à fait être internationaliste (européiste , pour notre époque ?) et défendre avec conviction la préservation des valeurs nationales.
Considérer le réformisme sur une base autre que nationale constitue une entrée certes possible mais non limitative : l'exemple d'un journal tel que The Economist ou bien en France d'une revue aussi différente qu'Esprit fait montre d'une capacité à défendre une position nationale forte et une volonté de réforme profonde (certes selon des considérations qu'on pourra qualifier à tout le moins de différentes)...Sortons des caricatures !!!
Merci, cher SDL, de formuler si justement les intuitions de nombre d'entre nous.
Ecrit par : George | vendredi, 30 mars 2007
Ce qui se passe en France avec le Nationalisme se passe en Allemagne egalement. Sous le terme de "Culture Dirigeante Allemande" DEUTSCHE LEITKULTUR, le parti de Mme Merkel veut imposer le patriotisme a une société qui n en veut plus. Ce que font nos dirigeants européens actuellement, c est une trahison de l idée européenne. Défendons nos valeurs communes sur la base de Charte des Droit Fondamentaux.
www.unionsbuerger.de
Ecrit par : unionsbuerger.de | samedi, 31 mars 2007



