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jeudi, 21 juin 2007

la vie des sectes (you gotta believe)

medium_chute.jpg (photo de Denis Darzacq)

 Le discours du Havre du Président, 29 mai 2007 (quelques extraits, juste parce que c'est un discours sympa dont je n'ai pas eu l'occasion de parler... En même temps il parle de lui-même)

"Je vois bien que la pensée unique est de retour. Comme toujours, après avoir subi une défaite, elle revient à la charge. On la voit s’insinuer partout et s’opposer à tout.
Je le dis tranquillement mais fermement. Son règne est terminé. Je veux que l’on puisse penser librement, débattre librement, décider librement. Je suis pour la liberté de l’esprit et contre tous les conformismes. Je suis pour que l’intelligence soit libre, pour que l’imagination soit libre.

La pensée unique veut interdire de parler de la monnaie. Je continuerai à parler de la monnaie, parce que dans tous les pays du monde on parle de la monnaie, parce que dans tous les pays du monde on se sert de la monnaie, parce que lorsqu’on surévalue la monnaie on dévalue le travail.

La pensée unique ne veut pas entendre parler de protection. Elle traite de protectionnistes tous ceux qui veulent plus de protection. Je revendique le droit d’être pour la protection sans être protectionniste.

La pensée unique s’oppose à l’exonération des charges et des impôts pour les heures supplémentaires. Cette exonération je l’ai promise et je la ferai. Parce que je crois au travail, parce que je crois à cette idée simple que l’on doit pouvoir travailler plus pour gagner plus. Parce que je crois que c’est le travail qui crée le travail.

La pensée unique s’oppose à la déduction du revenu imposable des intérêts des emprunts contractés pour l’achat de sa résidence principale. Cette déduction je l’ai promise et je la ferai. Parce que je veux une France de propriétaires. Les intérêts seront déductibles à partir du jour où la loi sera votée, et cette déduction, comme je m’y suis engagé, s’appliquera à tous les emprunts en cours.

La pensée unique récuse le bouclier fiscal à 50% y compris la CSG et la CRDS. Ce bouclier fiscal je l’ai promis et je l’instaurerai. Parce qu’il vaut mieux que les capitaux français créent des emplois et payent des impôts en France plutôt qu’à l’étranger. Parce que la réussite doit être encouragée. Parce que laisser la moitié de ses revenus au fisc c’est déjà considérable. Et si tous les talents s’en vont, où irons-nous chercher la croissance ?

(...)


La pensée unique dit que l’on ne peut pas supprimer un poste de fonctionnaire qui part à la retraite, ni supprimer tous les organismes inutiles. Je le ferai quand même, parce que je veux démontrer que la réforme de l’Etat est possible et qu’elle peut permettre de réduire considérablement le gaspillage de l’argent public."

08:55 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

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Commentaires

"La pensée unique veut interdire de parler de la monnaie. Je continuerai à parler de la monnaie, parce que dans tous les pays du monde on parle de la monnaie"

La peste soit de cette pensée unique qui interdit de parler ce dont on parle dans tous les pays du monde. Vive la rébellion, qui consiste à dire ce que tout le monde dit.

Ecrit par : Eolas | jeudi, 21 juin 2007

Faudrait faire un lien vers Jean Veronis, il avait montré que la récurrence des anaphores dans les discours de Sarkozy était une permanence très spécifique de son style sans doute due à Guaino

Par ailleurs, il me semblait qu'à un moment "la pensée unique" c'était l'expression trademarkée par les gauchistes qui s'opposaient au consensus de Washington et autres grands méchants néolibéraux. Quand est-ce que j'ai manqué le passage de cette expression à l'autre bord politique (remarque Sarko montre ici qu'il n'est pas non plus un grand néolibéral, ni un grand monétariste) ?

Ecrit par : Markss | jeudi, 21 juin 2007

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