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lundi, 27 août 2007

Désir de côte d'avenir de popularité

Les outils de sondage sont à l'évidence imparfaits. La question «A propos de cette personnalité, voulez-vous me dire si vous souhaitez lui voir jouer un rôle important au cours des mois et des années à venir ? » est sans doute mal formulée. (Si je réponds oui, cela veut-il dire que je souhaite voir la personnalité jouer un rôle important ou simplement que je veux bien dire au sondeur si je veux voir la personnalité jouer un rôle important?)

Mais l'outil proposé par TNS-Sofres, intitulé "côte d'avenir" est cependant interessant, parce qu'il nous propose la réponse à cette question pour de nombreuses personnalités, et sur un temps long.  Disons que c'est un peu plus serieux que le baromètre de popularité du JDD.

1.) on constate tout d'abord que la désignation au poste de premier ministre permet, d'un coup, de faire grimper sa côte d'avenir. C'est tout à fait frappant pour Fillon:

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Mais vous verrez un même phénomène chez la plupart des premiers ministres: Juppé, Fabius...

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Appelons ceci un effet de reconnaissance. Le temps long permet de  constater aussi que le désir de voir ces personnes jouer un rôle s'emousse assez vite.

 

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2.) Le cas DSK est interessant:

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 Il a clairement bénéficié d'un effet de reconnaissance en arrivant au gouvernement en 1997. (Fabius connait le même phénomène en 2000, lorsqu'il rejoint le gouvernement, le sex-appeal  d'un président de l'assemblée nationale étant semble-t-il inférieur d'au moins 15 points).

L'aspect curieux de la courbe de DSK est sa soudaine popularité à 53% en juillet 2007. Ma seule explication: un effet de reconnaissance lié à sa candidature au FMI. (Mais MAM connait aussi ces mois-ci ses meilleurs résultats, et j'ai du mal à voir ce qu'elle a pu faire pour le justifier...)

 

3.) Venons-en au président Sarkozy:

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Rarement au dessus de 30% avant 2002, il bénéficie très fortement de son entrée au ministère de l'intérieur. Depuis 5 ans, il parvient toujours de rester autour des 50% de désir d'avenir. Impressionnant.
 
 
4.) La différence avec S. Royal est frappante:
 
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 (gardons à l'esprit que les différents graphiques n'ont pas la même echelle)

A par un passage à vide en 2003 autour de 35% (rappelons que Sarkozy, entre 93 et 2002 a été très rarement au-dessus de 30%), elle est, depuis 1997, toujours entre 40% et 50%. Et l'on constate que sa courbe est très heurté dans la période récente.   

Alors que Sarkozy décolle tout à coup en 2002, pour ne plus atterir (au moins jusqu'à présent), la côte de Ségo, sans jamais déscendre très bas, fait depuis 5 ans des montagnes russes: jamais à des niveaux trop bas pour la disqualifier, jamais à des niveaux suffisemment haut dans la durée pour lui permettre de gagner.  

Trop populaire pour prendre la porte de sortie, trop peu fédératrice pour remporter l'élection présidentielle: il m'est avis que certains sondés sarkophiles doivent répondre "oui" quand on leur demande s'ils souhaitent voir Royal continuer à jouer un rôle dans la vie politique française.

23:50 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cote de popularité, cote d'avenir, TNS-sofres