« pauv' con 2.0 | Page d'accueil | n°6 »

vendredi, 29 février 2008

OK, les autres le faisaient déjà, mais est-ce une raison pour continuer?

1° Petit sursaut en lisant Jean Quatremer, à quelques mois de la présidence française de l'UE:

" Aujourd’hui, aucun des trois ministres français qui auraient dû assister au Conseil « justice et affaires intérieures » (JAI) n’étaient présents. Rachida Dati, la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, la ministre de l’Intérieur, et Brice Hortefeux, le ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale, s’étaient fait porter pâle. (...) Seuls l'Italie (en campagne électorale), Chypre (qui en sort), la Grèce et Malte étaient aussi représentés par leur Représentant permanent."

 2° Mais rien de bien nouveau, en 2003 déjà :

"S'agissant plus spécifiquement du Conseil « Justice et affaires intérieures », la France se singularise par un taux d'absentéisme particulièrement élevé : quatre absences sur six réunions où l'ordre du jour est scindé en deux : une partie consacrée aux questions de justice, qui relève de la compétence des ministres européens de la justice, et l'autre consacrée aux affaires intérieures, qui relève de la compétence des ministres européens de l'intérieur.

Le ministre de la justice a participé à trois réunions sur six tandis que le ministre de l'intérieur ne s'est rendu au Conseil qu'une seule fois, et a été représenté une fois par son ministre délégué à la sécurité intérieure et aux libertés locales. Dans les autres cas, le gouvernement français a été représenté par notre ambassadeur auprès de l'Union européenne. A titre de comparaison, le ministre allemand de l'intérieur a, quant à lui, été présent aux six réunions qui ont lieu en 2003. "

(rapport d'information sur la présence et l'influence de la France dans les institutions européennes, Assemblée nationale 12 mai 2004)

11:40 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : conseil des ministres de l'UE, absentéisme

Commentaires

Messieurs,
Ce comportement de nos ministres est désobligeant vis à vis de leurs homologues c'est évident. Mais derrière tout çà faut-il comprendre que la construction européenne est une vaste tour de babel qui commence a vaçiller...Que ces délibérations sur des sujets sérieux ne sont pas si sérieuses que nous le pensons et que nos hommes politiques en ont mesuré la portée pratique?
Déjà des voies s'élévent pour dénoncer l'enchevêtrement des procédures et l'irresponsavilité des "eurocrates".
La france est certainement une trés mauvaise éléve. Mais le fédéralisme n'est pas dans notre culture et le peuple a qui on a forcé la main n'adhére pas à cette institution.
Nos ministres se rendent à Bruxelles à reculons et la population s'en fou!
Le général avait raison : l'europe pour quoi faire?
Pour l'instant seules les contraintes sont perçues au quotidien...le maigre bilan n'excite pas les foules. Même l'euro devient un facteur de division entre économistes..
Laffaire européenne s'enlise

Ecrit par : etienne Trapp | samedi, 01 mars 2008

Cumul des mandats quand tu nous tiens....

Et puis vous savez, Bruxelles, c'est quand même loin de Paris. Clermont-ferrand / Bruxelles, si on veut diner en ville à Paris un minimum, c'est pas facile vous savez.
Et même les pistonné(e)s qui se présentent pas trop loin de la gare du nord doivent quand même passer du temps sur le terraion, au moins la 1ere fois.

Ecrit par : unjour | dimanche, 02 mars 2008

"les autres le faisaient déjà".
Les autres ?
Mais qui donc était ce ministre de l'intérieur qui ne s'est rendu qu'une fois au conseil en 2003 ?

Ecrit par : m | lundi, 03 mars 2008

@m: ne participez pas au lynchage médiatique ;)

Ecrit par : Silas | vendredi, 07 mars 2008