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vendredi, 25 avril 2008

mince, il a encore changé (ou vieilli?)

1) "Il faut toujours écouter les inquiétudes de la jeunesse. Et si on est pas inquiet quand on est jeune… alors c’est qu’on est pas jeune, parce que quand on est jeune, forcément on est inquiet." (En direct de l'Elysée, 24 avril 2008)

 

2) "Rêvez aujourd'hui, car le sens d'une vie d'adulte c'est de faire de sa vie la réalisation de ses rêves de jeunesse. Si vous ne rêvez pas aujourd'hui, vous serez des adultes à la "petite vie". Je ne veux pas que vous la connaissiez !

Vous avez de la chance d'être jeunes, non parce que le bonheur vous tend les bras, mais parce que l'avenir vous appartient.

Vous avez de la chance d'être jeunes, parce que le monde est à vous.

Vous avez de la chance d'être jeunes, parce qu'à votre âge on n'a ni regrets, ni remords.

Vous avez de la chance d'être jeunes, parce que la jeunesse c'est la liberté.

Et je veux, si je deviens Président de la République, couper tous les liens qui vous entravent, et vous donner les moyens de cette liberté que j'appelle l'autonomie.

Vous avez de la chance d'être jeunes, parce que la jeunesse c'est la promesse des commencements, des soleils qui se lèvent sur les mondes endormis.

Et je vous promets que Président de la République, je réveillerai la France pour qu'elle redevienne la nation de tous les possibles.

La jeunesse, c'est l'âge où l'on croit dur comme fer qu'un rêve peut à lui seul changer le monde.

Jeune j'ai rêvé de le changer. Et bien aujourd'hui il est temps de se dire qu'ensemble nous allons le faire !

La jeunesse, c'est ce moment magique dans le souvenir duquel l'Homme puise la part de rêve qu'il cherchera toute sa vie à accomplir.

L'Homme est jeune tant qu'il croit, qu'il peut opposer la force invincible des rêves à l'usure du temps.

Il n'est pas vrai que l'on n'est pas sérieux quand on est jeune. On l'est avec moins de gravité que lorsque l'on est devenu adulte. Mais on l'est souvent avec plus de profondeur." (Discours au Zénith (18 mars 2007)).

Commentaires

Ouais. Pour le coup, j'ai vraiment trouvé ça irritant. Prononcé sur le ton de la sagesse populaire alors que ça ne vient de nulle part. Et puis, franchement, si être jeune en 2008, c'est être inquiet, putain... c'est la gloire.

Ca n'a pas encore été beaucoup relevé. Mais je ne serais pas étonné que ça lui revienne en boomerang, une déclaration comme celle-là.

Ecrit par : koz | vendredi, 25 avril 2008

J'ai revu la séquence, il a voulu improvisé sur un sujet casse-gueule, la suppression de postes dans l'éducation nationale, et s'est pris les pieds dans le tapis.
L'Express parle de cette sortie par comparaison avec un épisode qui est effectivement resté au passif de Chirac :
"Nicolas Sarkozy a peut-être trop médité la phrase que Jacques Chirac avait prononcée à l'occasion d'un débat télévisé avec une centaine de jeunes, en avril 2005, juste avant le référendum sur la Constitution européenne: "ce qui me fait encore plus de peine, c'est le pessimisme, avait dit le chef de l'Etat. Nous avons une jeunesse, nous avons un peuple, malgré ses difficultés, toutes celles que l'on connaît et que je ne sous-estime pas, qui a lieu, au total, d'être tout de même fier d'être Français. Je vais vous dire, très franchement, je ne le comprends pas et ça me fait de la peine"."
http://www.lexpress.fr/info/quotidien/actu.asp?id=470486

Ecrit par : Silas | samedi, 26 avril 2008

Oui. Alors pourtant que, ce que disait Chirac, je le comprenais.

Pour le reste des cafouillages relevés par l'Express, je suis assez d'accord (je me suis demandé qui donc était Abou Mazen)... sauf tout de même deux réserves :

1. Sur la Turquie, ce n'est pas un cafouillage. Je pense qu'il sait pertinemment ce qu'il dit et fait, et qu'il ne sera probablement pas le président qui devra assumer la décision. Cela dit, cela fait dix ans que l'on dit que l'entrée de la Turquie, c'est dans dix ans.

2. Sur les travailleurs clandestins, sur le fond, il faudrait vérifier ce qu'il dit. Mais il ne me semble pas aberrant, s'agissant d'emplois non qualifiés, de penser que l'on devrait commencer par embaucher les immigrés en situation régulière. Après, effectivement, il se plante, mais je ne suis pas certain qu'il faille absolument y voir un message auprès de la droite dure. Le message aurait été le même s'il avait parlé régularisation. Mais il se plante et c'est un peu dommage pour quelqu'un qui est "un peu" au fait de ce dossier.

Ecrit par : koz | samedi, 26 avril 2008

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