mardi, 02 septembre 2008
hystérie narrative (Mme Palin à la maison blanche)
Toute l'histoire de Sarah Palin et la façon dont elle se déroule petit à petit donne un air de West Wing assez déconcertant à la campagne américaine, jusque dans cette construction marquée par l'hystérie narrative dont parle cette émission (qui n'est pas la meilleure des 24).
Phersv avait assez prémonitoirement sous-titré un de ces billets 'Juno à Juneau'.
2.) "Tout ce débat sur “l’expérience” est idiot. Dans notre système de gouvernement, il n’y a qu’un boulot qui vous donne à la fois l’expérience de l’exécutif et de la politique étrangère, et c’est celui pour lequel McCain et Obama sont candidats. (…) Si votre adversaire est gouverneur, vous l’accuserez de manquer d’expérience en politique étrangère. Si il ou elle est membre du Congrès, vous direz que cette personne n’a jamais rien géré. Et si, par hasard, votre adversaire a fait les deux, vous direz qu’il ou elle est « un politicien professionnel ». " (M. Kingsley dans Slate)
14:05 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Sarah Palin
vendredi, 25 avril 2008
mince, il a encore changé (ou vieilli?)
1) "Il faut toujours écouter les inquiétudes de la jeunesse. Et si on est pas inquiet quand on est jeune… alors c’est qu’on est pas jeune, parce que quand on est jeune, forcément on est inquiet." (En direct de l'Elysée, 24 avril 2008)
2) "Rêvez aujourd'hui, car le sens d'une vie d'adulte c'est de faire de sa vie la réalisation de ses rêves de jeunesse. Si vous ne rêvez pas aujourd'hui, vous serez des adultes à la "petite vie". Je ne veux pas que vous la connaissiez !
Vous avez de la chance d'être jeunes, non parce que le bonheur vous tend les bras, mais parce que l'avenir vous appartient.
Vous avez de la chance d'être jeunes, parce que le monde est à vous.
Vous avez de la chance d'être jeunes, parce qu'à votre âge on n'a ni regrets, ni remords.
Vous avez de la chance d'être jeunes, parce que la jeunesse c'est la liberté.
Et je veux, si je deviens Président de la République, couper tous les liens qui vous entravent, et vous donner les moyens de cette liberté que j'appelle l'autonomie.
Vous avez de la chance d'être jeunes, parce que la jeunesse c'est la promesse des commencements, des soleils qui se lèvent sur les mondes endormis.
Et je vous promets que Président de la République, je réveillerai la France pour qu'elle redevienne la nation de tous les possibles.
La jeunesse, c'est l'âge où l'on croit dur comme fer qu'un rêve peut à lui seul changer le monde.
Jeune j'ai rêvé de le changer. Et bien aujourd'hui il est temps de se dire qu'ensemble nous allons le faire !
La jeunesse, c'est ce moment magique dans le souvenir duquel l'Homme puise la part de rêve qu'il cherchera toute sa vie à accomplir.
L'Homme est jeune tant qu'il croit, qu'il peut opposer la force invincible des rêves à l'usure du temps.
Il n'est pas vrai que l'on n'est pas sérieux quand on est jeune. On l'est avec moins de gravité que lorsque l'on est devenu adulte. Mais on l'est souvent avec plus de profondeur." (Discours au Zénith (18 mars 2007)).
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lundi, 18 février 2008
arrêtons d'infantiliser les enfants et de prendre les victimes potentielles pour des inspecteurs des impôts
0) "À quoi sert-il d’expliquer à nos enfants que Vichy, la collaboration, est une page sombre de notre histoire et de tolérer des contrôles fiscaux ou des enquêtes sur une dénonciation anonyme ?"
(discours à l'université du MEDEF, 30 aout 2007)
1) Je suis d'accord avec Koz, vraiment, quand il écrit:
"Une fois prise sa verveine vespérale, la proposition de Nicolas Sarkozy doit-elle inspirer une telle véhémence ? Imaginons un instant que Jacques Chirac l’ait faite. Ou François Mitterrand. Aurait-on assisté à un tel déferlement ? Nous savons que, Alain Finkielkraut excepté, nos intellectuels se seraient à l’époque incliné devant la justesse de la proposition. Venant de Jacques Chirac, il est probable que nombreux se seraient contents d’y voir une connerie. Mais, avec Nicolas Sarkozy, c’est “abject”."
Il s'agit bien-sûr de la proposition consistant à confier la mémoire d'un enfant déporté à un écolier de 10 ans.
Remettre les choses à leur place, la critique dans le registre qui lui sied, donnerait sans doute une plus grande légitimité à la critique. Mais bon, je trouve plus pertinent de dénoncer la nullité de nos gouvernants que celle de notre opposition.
2) J'ai été définitivement convaincu de ce point (que je résume par "le Président dit des conneries plutot que des trucs abjects") en lisant l'interview d' Emmanuelle Mignon dans le JDD, dont on a essentiellement retenu le message d'appaisement consistant à "confier la mémoire" d'un enfant juif déporté à une classe plutot qu'à un seul enfant. Pourtant il faut lire toute l'interview pour en tirer toute la saveur. Ce passage me parait assez époustouflant:
"Pourtant, quand Simone Veil fait remarquer que c'est lourd à porter pour un enfant "de s'identifier à un enfant mort", n'a-t-elle pas raison?
C'est vrai. Mme Veil a raison. On va travailler avec la communauté éducative et avec tous ceux qui s'investissent dans la mémoire de ces sujets, pour voir la meilleure manière de faire. Si vous prenez Le Journal d'Anne Frank, des milliers d'enfants ont été marqués par cet écrit. Et c'est un journal qu'on lit quand on a 10 ans. Il ne s'agit ni de traumatiser, ni de culpabiliser les enfants, mais il ne faut pas non plus les infantiliser en permanence. Ces faits dramatiques ont eu lieu, ils ont touché des enfants très jeunes et, comme l'a dit Xavier Darcos, nous faisons confiance à la communauté éducative pour trouver les mots, la manière, les moyens d 'y sensibiliser les enfants. Le discours du Président était très clair : l'enjeu est d'éduquer la victime potentielle comme le citoyen responsable parce nous pouvons tous un jour être victimes d'actes de racisme et nous pouvons tous un jour en devenir les auteurs. La Seconde Guerre mondiale a montré que les choses pouvaient aller très vite dans un sens comme dans l'autre. C'est un enjeu de civilisation que de transmettre la mémoire et les leçons de ces événements. "
3) pour lire quelque chose d'intelligent sur cette question, je vous renvois à cette interview d'Alain Finkielkraut.
"Notre ami Paul Thibaud, président des Amitiés judéo-chrétiennes, est très remonté. Il souligne qu’on n’enseigne pas l’histoire comme ça. Et l’association Liberté pour l’Histoire estime, dans une pétition lancée ce samedi, que cette “injonction de mémoire substitue une démarche purement émotive à un apprentissage critique de l’histoire qui demeure le premier devoir des éducateurs”.
Peut-être. Le musée de l’Holocauste à Washington qui a bel et bien une visée pédagogique joue également sur ce registre, puisqu’à l’entrée, on vous remet la carte d’identité d’une victime. L’émotion et la pédagogie peuvent donc aller ensemble. Ce qui m’inquiète, ce n’est pas qu’on mobilise les affects au détriment de l’intelligence, c’est le postulat selon lequel un enfant de 11 ans ne peut être sensible qu’à la souffrance d’un autre enfant de 11 ans. Cela voudrait-il dire qu’on a choisi de commémorer l’exécution de Guy Môquet dans les lycées et collèges parce qu’il avait 16 ans et qu’il faudrait attendre d’avoir l’âge de Pierre-Brossolette et de Jean Moulin pour prendre la mesure de leur héroïsme et de leur calvaire ? Non. L’école est un élargissement. On s’y délivre peu à peu de son temps et de son âge. Si je devais pour ma part parler de l’extermination devant des élèves, enfants ou adolescents, je commenterais l’une des innombrables photographies où l’on voit des soldats nazis entourer un vieux Juif et rire à gorge déployée pendant que l’un d’entre eux lui coupe la barbe ou les papillotes. Cette hilarité, cette brutalité, c’est la négation de l’humanité à l’œuvre. Et l’enfant, s’il y prête attention, s’identifiera au vieillard. Il comprendra de surcroît qu’il y a toutes sortes de rires et qu’il faut, pour accéder au rire de l’humour, se soustraire à l’obscénité fusionnelle du rire barbare. "
4) mais là on questionne le fond de la mesure proposée, qui n'est pas abjecte, mais simplement bête.
Toute aussi bête est la façon de laisser entendre qu'être contre cette mesure, c'est ne pas vouloir que l'on enseigne la destruction des juifs d'Europe à nos enfants. C'est bête, mais c'est aussi insultant, et provocateur dans la volonté de diviser les Français.
Il faut lire ou écouter tout le discours devant le CRIF, pour lire les simplifications rhétoriques qui confinent à l'absurde:
"Le drame du XXème siècle n'est pas né d'un excès de l'idée de Dieu, mais de sa redoutable absence. Si les religions sont impuissantes à préserver les hommes de la haine et de la barbarie, le monde sans Dieu, que le nazisme et le communisme ont cherché à bâtir, ne s'est pas révélé tellement préférable".
(au passage, j'aime bien le "tellement"). Le communisme et le nazisme sont contre Dieu. Donc j'ai raison d'être pour la religion.
" 50 ans après que l’on a fait dire à Malraux que le XXIème siècle serait spirituel ou ne serait pas, 15 ans après que l’on a entendu François Mitterrand confesser croire aux forces de l’esprit, mesure-t-on la chape de plomb intellectuelle qui s’est abattue sur notre pays pour s’offusquer qu’un Président en exercice puisse dire tout simplement que l’espérance religieuse reste une question importante pour l’humanité, et que croire dans quelque chose vaut parfois mieux que croire que tout se vaut ?"
Et oui le retour de la chappe de plomb qui veut empecher le président de parler d'espérance religieuse (il en est quand même à 4 discours d'une heure depuis fin décembre). Est-ce la même chappe qui l'empêche de s'exprimer devant le Parlement? Est-ce la même qui fait que la France est le seul pays où on ne parle pas de monnaie?
Ce propos me fache surtout parce qu'il laisse entendre que l'on a le choix entre deux options seulement: la religion et l'absence de valeurs. Comment voulez-vous que cela ne suscite pas l'agressivité? Et s'il est de mon pouvoir d'abattre une chappe de plomb sur un propos qui laisse entendre que ne pas avoir de sentiment religieux c'est nécessairement être un soixante-huitard libidineux et nihiliste, alors oui, je le ferai!
Bon.
Je crois que je suis mur pour un nouveau mois sans Sarko.
23:00 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Crif, emmanuelle mignon, nazisme
samedi, 16 février 2008
sexe, mensonges et SMS (ailleurs)
Un responsable politique envoit un SMS intime à quelqu'un qui n'est pas sa femme, qui est publié par la presse, puis cherche une solution en saisissant la justice? Ca ne peut se passer qu'aux Etats-Unis, et ça concerne le maire de Detroit, Kwame Kilpatrick.
Celui-ci entretient une relation avec sa dir cab (chacun est marié de son coté). Deux policiers municipaux qui avaient découvert l'affaire sont virés. Ils attaquent le maire pour licenciement abusif. Le juge fait venir les deux tourteraux qui jurent qu'il n'y a rien entre eux (c'est un point décisif). Le tribunal accorde quand même 6 millions USD aux 2 licenciés. Le maire fait appel. Le juge faire saisir 14000 SMS échangés entre les 2 et le maire décide finalement de transiger pour plus de 8 millions USD .
Un journal de Detroit publie quelque uns des SMS, croustillants et accablants.
Le maire s'est depuis excusé aupres des citoyens, mais cherche à faire juger devant la cour suprème du Michigan que l'ensemble des pièces ayant conduit à la transaction avec les policiers n'étaient pas des documents administratifs communicables.
Et oui, lorsque le maire saisi la justice, ce n'est pas pour faire condamner pénalement le journal mais pour tenter d'établir que les informations diffusées étaient secretes et que le journal en cause n'aurait pas dû en avoir communication, commec'est le cas en en faisant la simple demande en application du Freedon of information act. (cf le point de vue du journal sur la polémique).
Il est difficile de comparer cette situation avec une affaire française à laquelle elle a pu vous faire penser, notamment parce qu'il y a tout une dimension juridictionnelle préalable à l'affaire américaine qui n'existe pas dans son pendant français. Mais je reste assez étonné par la facilité avec laquelle un organe de presse américain peut obtenir en exerçant les voies de droit communes la communication de tels documents (qui sont donc par définition des vrais documents).
(illustration: amusante simultanéité et égale intensité des 2 buzz SMS)
23:40 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SMS, kilpatrick, sarkozy, freedom of information act
vendredi, 08 février 2008
qu'est-ce que la politisation des municipales?
"Je m'engagerai à la place qui est celle du président de la République, le gouvernement s'engagera pour mobiliser notre électorat, (...) parce que le concept d'élection dépolitisée est absurde." (conférence de presse du 8 janvier 2008)
"Je ne veux pas me mêler du détail des municipales dans chacune des villes de France, ce n'est pas mon travail." (déplacement à Pau du 22 janvier 2008)
Les médias de gauche (ici par exemple), tout à leur mauvaise foi, voient dans ces 2 remarques une contradiction du propos du Président Sarkozy.
Il n'en est évidemment rien.
"coup de pouce" de 200 euros pour les bénéficiares du minimum vieillesse versé au début du deuxième semestre, non-réforme des taxis, réponse à l'inquiétude des buralistes: n'est pas là la politisation des municipales que nous a promis le Président?
08:27 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politisation des municipales
lundi, 28 janvier 2008
le guainoisme par l'exemple
Le grand jury d'Henri Guaino sur RTL dimanche soir pourrait presque être repris ligne à ligne. C'est du Guaino, on ne s'ennuie pas.
Une petite sortie m'a fait réagir plus particulièrement, lors de la séquence consacrée à l'avenir de France Télévisions (écoutable ici - MP3). L'extrait qui m'interesse est la fin de cette séquence.
On demande à Guaino si le fait que le président de Francetelevisions n'ait pas été informé du projet présidentiel de suppression de la pub sur les chaines publiques avant la conférence de presse de l'Elysée n'était pas un désaveux de P. de Carolis.
Il répond en substance que ce n'est pas un désaveux, puisqu'il s'agit d'un président d'entreprise publique, et qu'après tout, si on le garde, c'est qu'on le veux bien. Donc pas de désaveux. Sauf que. Sauf que c'est le CSA, autorité indépendante qui est chargée de désigner le président de Francetelevisions, pas le président de la République! Guaino se reprend bien vite, il a bien vu sa bourde.
Je ne sais pas dans quelle mesure il faut y voir, de la part du conseiller du président, un mépris pour une autorité independante comme le Conseil supérieur de l'audiovisuel, ou la preuve que cette indépendance est prise pour quantité négligeable. Ne faisons pas de procés d'intention (pour une fois!). En revanche, j'y vois la limite des techniques rhétoriques que prisent Guaino et Sarko (voir une analyse ici en anglais des figures rhétoriques les plus fréquentes), en l'espèce le raisonnement par l'absurde. "Je ne le vire pas, donc c'est que tout va bien.". Ici l'effet tombe à plat: en fait je ne peux pas le virer. La question revient à son point de départ.
Dans ce genre de réponse par l'exagération absurde, j'attends avec impatience la réponse de Sarkozy à la question qu'on lui posera bien un jour de l'excès de références aux bienfaits de la religion dans des discours recents. La réponse dont je rêve serait celle du "silence by rhetorical question": "alors vous trouvez que je dis trop de bien de la religion? Vous voudriez quoi? Que je crache sur les crucifix et que je viole des religieuses? C'est ça votre conception de la laïcité?".
Bon, sinon, pour mémoire, pendant la campagne présidentielle (je veux dire celle AVANT qu'il ne soit élu), N. Sarkozy s'est plutot prononcé (le propos n'est pas lumineux) pour l'augmentation de la publicité à la télé, en particulier lors du discours sur la culture du show-case du 4 avril 2007 :
"C'est un fait, l'audiovisuel public est actuellement sous financé. Nous devrons trouver des solutions, sans tabous, car un financement convenable est indispensable si nous voulons mettre la barre de la création et de l'imagination audiovisuelles à la hauteur qui devrait être les leurs. (...)
Il existe un débat sur le financement, y compris entre nous. [c'est qui nous?]
Il y a les partisans de l'augmentation de la redevance. Je sais que c'est une des moins chères d'Europe, mais, dans mon programme, je ne tends pas vers une augmentation des impôts, théoriquement. Et il y a l'accès aux ressources publicitaires.
À partir du moment où cet accès existe, arrêtons l'hypocrisie. Soit on interdit l'accès aux ressources publicitaires et dans ce cas il y a une vraie spécificité. Soit on l'autorise et on laisse les chaînes publiques se battre à armes égales pour avoir de vrais financements.
Mais faire la moitié de l'un et la moitié de l'autre revient à avoir tous les inconvénients sans aucun avantage.
Je ne sais pas si j'ai été assez clair, mais dans mon esprit, ça l'est. Il faut le permettre. (...) Cela vaut peut-être la peine de se poser la question de l'accès du service public à la ressource publicitaire."
22:45 Publié dans politique, Politiques publiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : guaino, grand jury RTL, carolis, francetelevisions, publicité à la télé
mardi, 08 janvier 2008
extension du domaine du chiraquisme (conference de presse)
Il a raison Koz, il faut être un gauchiste de mauvaise fois et querelleur pour reprocher au Président sa politique de civilisation, qu'il a encore défendue lors de sa conférence de presse de ce jour: qu'est-ce qu'on aurait pas dit si il avait promu une politique de barbarie. Jamais contents ces socialistes.
Mais bon, cette proposition d'une nouvelle révision constitutionnelle pour intégrer de nouveaux droits n'est-elle pas sulfureusement chiraquienne? A la fois dans le contenu (quand on ne peut pas changer les choses, on change les noms -Jaurès) et par la méthode (on vient d'avoir un travail important de la commission Balladur sur les réformes constitutionnelles, qui n'est pas encore entré en vigueur: faut-il déjà en remettre une couche avec Mme Veil?).
Le plus sûr des mutismes ce n'est pas de se taire, c'est de parler (kierkegaard)
18:14 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : simone veil, conférence de presse, constitution
mercredi, 26 décembre 2007
you've got everything now (storytelling)
1) " don't want a lover, just to be seen in the back of your car"
(lumineuse et entêtante citation du "you've got everything now" des Smiths dans un billet très Smithien de Thierry Vedel)
2) "Cet affichage délibéré peut avoir quelque chose de décalé au regard des Français ordinaires, aux prises avec des difficultés de pouvoir d'achat et de logement, des perspectives de retraite difficiles et plus tardives, voire une précarité grandissante. Mais là n'est pas l'essentiel. Ce qui est en jeu, c'est le statut du chef de l'Etat, celui d'une fonction, qui pour garder son crédit, exige une pratique de tous les jours qui en préserve la hauteur. "
(don de leçon du Monde qui ne mange pas de pain)
3) je vais essayer, bientot, de formaliser ce que m'inspire le storytelling de notre président. Il me semble que comme souvent avec N. Sarkozy, on est un peu trop réducteur dans son opprobre.
16:50 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 24 octobre 2007
les rois de la com (politiques) ne sont-ils que des hommes (politiques)
Si le temps ne m'était pas compté, j'aurai écrit sur Guy Moquet pour m'etonner du tintamarre que cette affaire de lecture a fait, alors que l'on est dans le débat stérile et purement idéologique, alors que chacun sait qu'il y a de vrais réformes à faire.
Je me serai interrogé de la part respective des responsabilités des uns et des autres dans cette polémique, et notamment de l'eventualité d'un calcul politique de N. Sarkozy, visant simplement à occuper les foules et l'opposition (qui ne demande que ça) sur un sujet encore une fois assez gratuit. Je vous aurai rappelé l'invocation gouailleuse de Jaurès et Léon Blum par le candidat Sarkozy pendant la campagne, qui ne lui a sans doute pas fait gagner ni perdre une voix, mais qui a fait réagir au quart de tour la gauche, qui a pu donner d'elle-même une image sectaire (elle n'allait évidemment pas citer Barrès).
J 'en aurai conclu: il me bluffe, ce Sarko, c'est vraiment le roi de la com'. Il maitrise tout, jusqu'aux écrans de fumée.
Et puis on a cette pitoyable faute de gout aujourd'hui, qui est cette proposition de loi sur le financement du Nouveau Centre. Le gouvernement est complice de cette proposition, puisqu'il l'a fait inscrire à l'ordre du jour prioritaire à l'assemblée. Une telle proposition de financement ad hoc du petit frère de l'UMP tombe extrèmement mal, alors par exemple que le président de la plus puissante fédération patronale est obligé d'affirmer publiquement qu'il n'a jamais versé de pots-au-vin à des parlementaires.
J'imagine que les membres du gouvernement qui ont poussés au feu cette proposition se font en ce moment traiter de nuls par Sarkozy, et qu'on en aura l'écho dans le Canrd enchainé de la semaine prochaine.
23:41 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mardi, 16 octobre 2007
Le meilleur opposant?
1.) En écoutant un bout de D. de Villepin dimanche soir sur RTL, je me suis dit qu'il jouait plutot bien sa partition de premier opposant de France, que son propos était beaucoup plus clair et articulé que celui de l'opposition officielle, qu'on l'appelle PS ou MODEM.
2.) Mon compliment n'en est un qu'à moitié: bien souvent, être un bon opposant n'implique pas la même ascèse qu'être un bon gouvernant. On compte les points, quelques y-qu'à/ faut qu'on, une propension à s'inscrire dans une éthique de la conviction qui ne mange pas de pain quand on n'est pas responsable (l'auteur de ce blog a conscience de la mesure dans laquelle cette grille de lecture peut valoir pour ses écrits!). La faiblesse de la gauche est donc d'autant plus accablante que le rôle devrait être facile.
3.) En réalité, Villepin est surtout clair parce qu'il est audible, et il est audible parce qu'il joue un rôle à contre emploi. C'est plus interessant, plus vendeur, d'entendre un ancien premier ministre UMP (en fait 2, puisque Raffarin était dans la même tonalité) dire du mal de l'amendement Mariani, du paquet fiscal, que tel ou tel "ténor" socialiste ou même Bayrou.
4.) mais ce contre-emploi n'est-il pas surtout une revanche de l'histoire (petit h), dès lors que celui qui a mis en pratique la stratégie du premier opposant dans la majorité c'est précisemment celui qui subit les attaques répétées de Villepin, un certain N. Sarkozy? L'histoire se répète : d'abord en tragédie, ensuite en farce?
5.) ce même N Sarkozy, auquel le Canard enchainé du 9 octobre prête une formule qui rappelle celle du "croc de boucher" auquel il aurait promis de pendre les responsables de l'affaire Clearstream: "il faut reconnaitre que face à la justice Villepin ne manque pas de panache C'est la garde meurt mais ne se rend pas. Ce n'est pas grave. Pourvu qu'elle meure".
09:10 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : villepin, opposition



