jeudi, 22 février 2007
A l'Elysée comme à la campagne? (le spin est-il de droite?)
Mon premier reflexe, en apprenant le départ fracassant d'Eric Besson de l'équipe de S. Royal, a été de me poser la question suivante : si un candidat n'est pas fichu d'avoir un staff de campagne qui se tient, est-il capable d'avoir un staff de présidence qui se tient? évidemment, ce type d'exaspération se nourrit d'une frustration, et d'une accumulation de faiblesses.
Et puis j'ai regardé comment cela passait en face.
Nadine Morano est mise en sourdine ; Frank Tapiro viré en particulier pour défaut de céciliacompatibilité (cf. JDD, Canard enchainé); Hortefeux qui fait les frais de la "clarification" de l'équipe de campagne.
Et dans tout cela, de part et d'autre, on peut voir deux choses:
- des querelles de personnes, des fritages d'égos, qui sont inévitables dans ce type de configuration: chacun travaille par conviction pour son candidat, mais chacun est pris de l'ivresse du pouvoir, de l'ambition, de la conviction qu'il sait mieux que les autres ce qu'il faut faire pour gagner.
- des ajustements nécessaires, et difficilement prévisibles à l'avance: une équipe de campagne, ce n'est pas un politburo que l'on change au fur et à mesure que ses membres meurent. C'est une structure qui doit évoluer en fonction de la campagne.
Cette relativisation faite, on ne peut que constater que lorsque la gauche a l'impression d'aller dans le mur, elle ne peut s'empêcher d'y aller en klaxonnant. C'est sans doute un trait de la gauche, une incapacité à rester dans le rang.
Une incapacité aussi de la gauche à insuffler le spin.
Les petits exemples donnés plus hauts montrent que ce qui est monté en épingle s'agissant de la gauche a largement son pendant à droite. Dans le genre encore plus gros, je constate, quand même, que le numéro 1 du gouvernement ne voudrait pour rien au monde faire partie d'un gouvernement si N. Sarkozy était président. A quoi s'ajoute que dans une affaire judiciaire, au moins l'un des deux ment. Je ne sais pas vous, mais je trouve cela plus grave que le fait que DSK tirait la gueule à Villepinte... Et là, on parle de dysfonctionnements de gouvernement, autrement plus graves que des couacs de campagne.
Le spin est-il de droite? Pas forcement. S'agit-il d'un problème de personne? C'est la thèse du Monde, avec deux articles: "ma vie avec Sarko" et "ma vie avec Ségo". Il en ressort, au delà de l'amitié de Sarko pour des patrons de presse, une réelle passion de convaincre (le cas échéant en étant lourd, insistant, menaçant) chez Sarko, qui n'existe pas chez Ségo.
09:20 Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Ségolène, Eric Besson, Tapiro, Nadine Morano, Hortefeux, spin



