mercredi, 31 janvier 2007
Qui remplit la déclaration d'impôt de Sarkozy?
C'est la curieuse question posée par le Monde.
Plus curieuse encore la réponse de N. Sarkozy: "J'ai été ministre du budget la première fois de ma vie en 1993. Et depuis 1993, comme tous les ministres des finances et du budget, c'est le fisc qui me fait ma déclaration d'impôt".
Encore plus curieuses la démonstration en demi-teinte du Monde (assez typique du journal) :
Aucun des ministres des finances ou du budget qui ont précédé M. Sarkozy à Bercy et qui ont été interrogés par Le Monde n'a eu à connaître de telles pratiques. "J'ai toujours rédigé moi-même ma déclaration d'impôt", s'est étonné, mercredi 31 janvier, Jean Arthuis, président (UDF) de la commission des finances du Sénat et ancien ministre de l'économie.
De là à insinuer que Sarkozy est un mec louche... Pourquoi dispose-t-il en effet de la déclaration pré-remplie depuis près de 15 ans?
Mais on peut aller encore plus loin, avec une autre insinuation d'un anonyme reprise par le Monde, qui à mon avis doit être lue avec attention par certaines personnalités:
" il est d'usage, dans les trois jours qui suivent l'installation à Bercy d'un nouveau ministre du budget, que l'administration lui présente tous les dossiers fiscaux des membres du gouvernement" poursuit cet "ancien" qui se souvient d'avoir été "fraîchement accueilli" par tel ou tel de ses anciens collègues auquel il soulignait le problème posé par la sous-évaluation de tel ou tel de ses biens.
Notons que ceci n'a rien à voir avec la choucroute de départ.
Ceci juste après avoir appris que "le socialiste Laurent Fabius s'est borné, mardi 30 janvier, à déclarer qu'il n'avait "pas de commentaire" à faire sur ce sujet".
On se met à imaginer tous les couples ministre sous-évaluateur / ministre des finances fraichement accueilli , pour rechercher le cocktail le plus explosif...
La photo d'illustration de l'article du Monde fait quant à elle penser à Abbey Road, ce qui soulève d'autres questions encore... On relèvera en tout état de cause que le ministre, à la différence des Beatles, ne marche pas dans les clous...
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"La popularité est un rasoir entre les mains d'un enfant" Prince de Ligne.
23:25 Publié dans miroir des médias | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, fabius, dsk, impots, bercy, fisc, arthuis



