mardi, 30 janvier 2007
Pourquoi la droite? pourquoi le pouvoir? pourquoi les fonctionnaires? pourquoi le scooter?
Le tome 3 de "l'histoire des droites" sous la direction de Jean-François Sirinelli me parait le plus prometteur des 3 tomes. Il est relatif aux sensibilités, et propose, un peu à la façon des lieux de mémoire, des articles sur des thèmes aussi variés que Dieu, les sciences, la région, le patrimoine...
Autant vous dire que c'est l'article relatif au fonctionnaire qui a attiré mon oeil.
Pierre Bouretz commence son article par de puissants extraits de Tocqueville et surtout celui-ci: "les peuples démocratiques haïssent souvent les dépositaires du pouvoir central ; mais ils aiment toujours ce pouvoir lui-même".
Je laisse chaque lecteur chercher en son for intérieur comment cette grille de lecture peut s'appliquer à l'analyse de la politique contemporaine.
On reparlera sans doute de ce livre...
23:40 Publié dans Politiques publiques | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : histoire des droites, tocqueville, sirinelli, pouvoir, fonctionnaires
dimanche, 17 décembre 2006
un petit geste pour Borloo?
Christophe Barbier, plutôt que de déléguer la tache aux lexicocrates du COSLA, propose aux lecteurs de son blog un exercice de démocratie participative, pour répondre à la dernière turlipinade de Jean-Louis Borloo:
Jean-Louis Borloo cherche un mot pour remplacer celui de "fonctionnaire": il a demandé son aide à Luc Besson, mais le terme "minimoy" n'a pas été retenu. Borloo trouve que "fonctionnaire", qui porte un sens de "fonctionnement", n'évoque pas la réalité des tâches du service public. Ce qui l'énerve, c'est que les hauts fonctionnaires qui bloquent les réformes et qui l'insupportent, ceux qu'il appelle "la pieuvre", ont trouvé le nom de "grand commis de l'Etat": il voudrait trouver l'équivalent pour les "petits commis de l'Etat". Il exclut bien sûr "serviteur" et considère que ce que font les agents du service public, c'est d'abord remplir des missions. Mais "missionnaire", c'est difficile...
Postez donc ici vos idées et je ferai suivre. Peut-être cela changera-t-il la face du monde?...
Les commentaires sur le blog de Barbier vont dans tous les sens. Celui qui résume le mieux mon sentiment émane de Mouais: "Et pourquoi ne pas changer le nom du Pastis aussi ?"
Tropisme toujours intéressant à observer: Borloo a une dent contre les hauts fonctionnaires, alors il cherche un autre mot pour désigner les autres fonctionnaires...
Je me rappelle de cette joie de Borloo au moment de son plan éponyme:
'J'ai légalisé le travail au noir et un nouveau modèle d'économie sans charge", s'enthousiasme M. Borloo. Il se targue d'avoir joué un "tour" au ministère de l'économie, et à sa cohorte d'inspecteurs des finances. "Ils n'ont rien compris à mon usine à gaz et maintenant tout est parti, voté, signé", explique-t-il.'
Sa fierté d'avoir légalisé le travail au noir et créé une économie sans charge est exemplaire des deux cas de figures dans lesquels il me parait pertinent pour un fonctionnaire (inspecteur des finances ou autre) qui assiste son ministre de l'alerter:
- le risque juridique (votre décret est illégal, M. le Ministre);
- le risque économique et budgétaire (votre proposition va couter très cher aux finances publiques, M. le Ministre sans avoir de retombées en terme d'emploi, de croissance...).
Je comprend pourtant l'exaspération d'un ministre, aussi inventif que Borloo, face au rappel du principe de réalité. Et ce serait caricaturer dans un sens inverse les "hauts fontionnaires" que de laisser entendre que leurs conseils font toujours le meilleur départ entre l'optimisme de la volonté et le pessimisme de la raison.
Rien à voir évidemment, il a quelques heures à peine ce même Jean-Louis Borloo, invité chez FOG sur France 5, nous rappelle une belle citation de Jaurès:
" Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots."
15:15 Publié dans pendant ce temps , Politiques publiques | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : borloo, fonctionnaires, enarques, inspecteurs des finances, christophe barbier, jaurès, cosla
mardi, 13 juin 2006
Un départ sur deux?
Contrairement à ce qu'annonçait le titre du flux RSS du Nouvel Obs (le titre a été corrigé depuis), il n'y aura pas 15000 fonctionnaires supprimés en 2007. Il est même difficile de prétendre qu'il y aura 15 000 postes supprimés, puisqu'il s'agit de non-remplacement de départs.
On verra avec la discussion budgétaire d'automne, si ce chiffre de 15000 est voté. On verra aussi l'éventuelle application de la joliment nommée fongibilité asymétrique.
Mais il est difficile en tous cas d'affirmer que l'on se rapproche de l'objectif de non-remplacement d'un départ sur deux à la retraite (autour de 35000 non-remplacements), préconisé par le rapport Camdessus, livre de chevet de Nicolas Sarkozy...
Même titre, sujet différent qui avait donné lieu à un joli débat ici: Le remplacement de Nicolas Demorand par Ali Baddou sur France Culture est confirmé. Nicolas Demorand ne part pas à la retraite, mais sur France Inter
10:25 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : LOLF, fongibilité asymétrique, Sarkozy, Camdessus, fonctionnaires, Ali Baddou



