mardi, 17 juillet 2007
Et si ce n'était pas elle? (I)
S. Royal a commencé hier son autocritique. Je trouve ça très bien de revenir sur ce qui n'est pas allé dans cette campagne. Je suis juste embété, parce que j'avais prévu d'écrire un billet la-dessus, et que SR avait annoncé il y a une semaine qu'elle ferait son autocritique à la rentrée. Du coup, je suis pris de court.
Je viens de finir la lecture de "La femme fatale". Un prochain billet s'appuiera sur ce livre pour revenir sur la campagne. Il est amusant de lire ce livre légèrement après son pic médiatique. Parce exemple parce que depuis, on a appris la séparation de SR et Hollande, et que des dizaines de page de ce livre deviennent transparentes: "le divorce était consommé, non seulement avec la direction du PS mais avec le premier secrétaire".
L'épisode suivant fait presque sourire et illustre en quelques lignes les 2 thèses principales du PS :
- celle des Royalistes: avec un PS aussi obtu, on a pas été aidé
- celle des autres: SR a fait l'erreur de s'aliéner les forces vives du PS
On est dans le chapitre sur Bayrou : SR annonce le 24 avril que rien n'interdit qu'elle fasse appel à des ministres centristes en cas de victoire.
Citation du livre, p. 219: "Au PS, aucun des barons de la gauche n'a été prévenu. "Il parait qu'elle veut nommer des ministres centristes", appelle affolé, un collaborateur de Jean-Pierre Bel. "Mais tu rêves, répond le président du groupe socialiste au Sénat. C'est impossible".
Evidemment, deux mois après l'ouverture, ce type de crainte, cette pureté dangeureuse, donne l'impression que beaucoup au PS ont manqué de longueur de vue en préférant la proie pour l'ombre...
(la suite au prochain numéro).
08:45 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ségolène, femme fatale, autocritique, jean-pierre bel



