vendredi, 22 juin 2007
La vie des sectes (II) (seeing is believing)
1.) "Le SMIC à 1.500 euros brut dans 5 ans, qui est une idée phare de Laurent Fabius, ou la généralisation des 35 heures sont deux idées qui étaient dans le projet des socialistes, que j'ai dû reprendre dans mon pacte présidentiel et qui n'ont pas du tout été crédibles" (S. Royal)
2.) "Un texte peut toujours progresser", a ajouté Laurent Wauquiez.
Interrogé sur les difficultés techniques pointées par les économistes sur ce dispositif favorisant les heures supplémentaires, le porte-parole du gouvernement a affirmé que le projet du gouvernement était "extrêmement réfléchi".
"C'est un choix politique fort (...) La grande force du président Nicolas Sarkozy est de ne pas se laisser décontenancer" par des arguments techniques, a-t-il dit.
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mardi, 05 décembre 2006
Un huron peut-il sauver le Parlement?
1.) je suis convaincu que l'amélioration de nos institutions viendra de la qualité (détermination, intégrité, sens de l'intérêt général) des gens que nous désignerons et pas de la qualité des institutions que nous pourrions mettre en place. (je sais, c'est pas très VIème République tout çà..)
2.) En prenant le débat de la poule et de l'oeuf comme je le fais, surgit immédiatement la question: dans le jeu politique actuel, les électeurs peuvent-ils vraiment désigner des représentants qui n'usent pas, à des degrés diverses, de coups bas, d'assauts de démagogie, etc.?
Comme disait Woody Allen, "il y a deux types de personnes dans le monde: les gentils et les méchants. Les gentils dorment mieux la nuit, mais les méchants semblent plus profiter de leurs heures éveillées. ". Je suis tenté d'ajouter: les gentils sont plus qualifiés pour nous représenter, mais les méchants ont plus de chance d'être élus...
3.) De temps en temps surgissent de nouveaux personnages dans la vie publique, qui souhaitent incarner le renouveau. Laurent Wauquiez est de ceux-là, auréolé de son statut (précaire) de plus jeune député. On peut lire son portrait, assez complaisant dans le Monde ou un peu plus nuancé chez Koz. Paxatagore l'a lu aussi ce week-end. Tout le monde attend quelqu'un de bien. Notamment lorsqu'il est porteur d'un "discours générationnel"?
Je n'ai pas retrouvé dans ce livre le coté "cash" qu'il y avait par exemple dans "le rendez-vous des politiques" du 18 mai 2006 (transcription partielle ici). Dans cette emission, je garde le souvenir qu'il considérait que le premier ministre, dans la tourmente Clearstream aurait dû démissionner. Avant d'ajouter: « je ne suis pas assez prudent avec vous, je devrais manier plus la langue de bois ». On ne retrouve pas ce type de propos dans son livre, qui note, plus Candide que huron, que cette affaire aura le mérite d'être un scandale non-lié à la corruption!
Il arrive en particulier de façon magistrale à mettre de coté son cursus de bête à concours (normalien, major de l'ENA) pour se donner une image de terrain parfois proche de la farce. Comme lorsque sur le marché du Puy en Velay, sa connaissance de l'arabe lui permet de négocier avec le vendeur arabophone le retrait de livres pronnant la haine de l'Occident... (je vous rappelle que le monsieur est député.).
Par bien des aspects, cette lecture m'a rappelé celle de (bons) rapports de stage de l'ENA.
Pour être juste, on trouve dans le livre de bons moments sincères (même si à me relire, la sincérité que je prône semble être proportionnée au caractère vachard contre son propre camp du propos...), comme cette description de la réaction tardive des députés à la découverte de la directive Bolkestein: un groupe de travail de députés français et allemands est constitué à la hate. Les députés allemands arrivent au palais Bourbon avec un ordre du jour structuré et un programme de travail. Les députés français sont là (sont-ils là?)les mains dans les poches: ils voulaient seulement avoiir leur effet d'annonce. "Heureusement", L. Wauquiez accompagnera quelques valeureux députés français dans un effort plus discret (mais plus efficace) de coopération franco-allemande pour vider Bolkestein de son venin. Nous n'en saurons pas plus.
Faut-il croire aux hommes providentiels? En tous cas le huron en question ne m'a pas encore convaincu qu'il pouvait l'être... Mais peut-on transformer le système sans y entrer? Et peut-on y entrer sans s'y conformer?
18:09 Publié dans droit public , politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : wauquiez, huron, woody allen, ena, enarque, normalien, parlement
samedi, 20 mai 2006
comment lutter contre la fatigue clearstream? Doit-on le faire?
la chose est entendue: ras-le bol de cleartstream.
- çà n'interesse pas les Français. Ou plutot, "Elle remue les cadres, diplômés et plutôt parisiens. Elle n'agite pas le fond du pays", souligne Stéphane Rozès, directeur de CSA-Opinions (même article). De façon interessante et prévisible , ce semble être aussi le profil des blogueurs qui s'interessent à la politique, comme relevé notamment ici.
- entre l'affaire (les services secrets ont-ils été instrumentalisés par un ministre devenu premier ministre, afin d'affaiblir un autre ministre) et l'affaire dans l'affaire (la violation du secret de l'instruction et la manipulation victimaire) analysée dans le Monde, on trouve la "meta-affaire", à savoir le rôle de Clearstream dnas les histoires d'industries d'armement, notamment les frégates de Taiwan, et de l'autre coté l'affaire dans l'affaire dans l'affaire, à savoir le respect des procédures par le juge Van Ruymbeke. Et on voit bien que ces deux dernières sont liées (le volet industriel), comme le sont les deux premières (le volet politique).
Toue cette complexité décourage l'analyse, décourage l'intérêt. Plus c'est gros plus çà passe, aurait dit le ministre de la propagande hitlérienne Goebbels. Le foisonnement d'informations donne le sentiment que "plus c'est long plus çà lasse".
Comme souvent dans la politique française, on joue donc le pourrissement, parce que la régulation politique ne fonctionne pas.
Dans une démocratie qui fonctionne, le gouvernement aurait démissionné. Il faut écouter la passionnante émission du "rendez-vous des politiques" avec le député UMP Laurent Wauquiez, qui a le courage d'en convenir. Puis ajoute, « je ne suis pas assez prudent avec vous, je devrais manier plus la langue de bois ».
Au dela de l'hypocrisie que j'ai déjà signalée, un des intervennants de cette émission notait le risque de faire de la justice le principal élément de régulation politique.
C'est donc établit: marre de Clearstream.
J'ai envie d'écrire sur d'autres sujets, comme la politique de l'ours ou du loup en France et ailleurs, la revalorisation du parlement, le droit des étrangers, le fonctionnement des institutions communautaires...
Et dans le même temps, se désinteresser aujourd'hui de clearstream, c'est accepter l'effet du pourrissement.
Peut-on se passionner pour deux choses en même temps, s'interroge D. Schneiderman dans Libé. Pas sûr...
A suivre...
13:05 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Clearstream, fatigue, Taiwan, démocratie, Wauquiez, pourrissement




