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lundi, 29 octobre 2007

ce n'est qu'un au revoir?

1°) je suis content finalement de n'être pas l'unique objet du phénomène "gros connard".

On ne dirait pas comme ça, mais j'ai ma sensibilité, et suis toujours blessé des attaques qui me sont faites, surtout lorsqu'elles sont de piètre qualité. Je me fais une haute idée de mes lecteurs, voyez vous (vraiment).

A la place de cette -petite- blessure, la satisfaction ambigue d'être un bloggueur suffisemment influent pour ce faire traiter anonymement de gros connard.

2°) Cela étant, tout cela ne fait qu'ajouter un peu de poids à la considération qui me traverse régulièrement en ce moment: à quoi bon continuer?

Lassé d'être dans la critique systématique, qui peut, au fil des sujets se parer du rigorisme juridique, économique, moral...  Pas vraiment le temps de tenir le blog en ce moment, pas vraiment l'envie d'avoir le temps, parce qu'il y a d'autres choses.

 La meilleure solution c'est donc d'arrêter.

Je ne sais pas pour combien de temps, peut-être pour de bon, peut-être pour une reprise début 2008. Mais plusieurs mois de coupure pour sûr.

 Bonnes lectures ailleurs, donc!

 

23:00 Publié dans pendant ce temps | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note

mercredi, 24 octobre 2007

les rois de la com (politiques) ne sont-ils que des hommes (politiques)

Si le temps ne m'était pas compté, j'aurai écrit sur Guy Moquet pour m'etonner du tintamarre que cette affaire de lecture a fait, alors que l'on est dans le débat stérile et purement idéologique, alors que chacun sait qu'il y a de vrais réformes à faire.

Je me serai interrogé de la part respective des responsabilités des uns et des autres dans cette polémique, et notamment de l'eventualité d'un calcul politique de N. Sarkozy, visant simplement à occuper les foules et l'opposition (qui ne demande que ça) sur un sujet encore une fois assez gratuit. Je vous aurai rappelé l'invocation gouailleuse de Jaurès et Léon Blum par le candidat Sarkozy pendant la campagne, qui ne lui a sans doute pas fait gagner ni perdre une voix, mais qui a fait réagir au quart de tour la gauche, qui a pu donner d'elle-même une image sectaire (elle n'allait évidemment pas citer Barrès).

J 'en aurai conclu: il me bluffe, ce Sarko, c'est vraiment le roi de la com'. Il maitrise tout, jusqu'aux écrans de fumée. 

Et puis on a cette pitoyable faute de gout aujourd'hui, qui est cette proposition de loi sur le financement du Nouveau Centre. Le gouvernement est complice de cette proposition, puisqu'il l'a fait inscrire à l'ordre du jour prioritaire à l'assemblée.  Une telle proposition de financement ad hoc du petit frère de l'UMP tombe extrèmement mal, alors par exemple que le président de la plus puissante fédération patronale est obligé d'affirmer publiquement qu'il n'a jamais versé de pots-au-vin à des parlementaires. 

J'imagine que les membres du gouvernement qui ont poussés au feu cette proposition se font en ce moment traiter de nuls par Sarkozy, et qu'on en aura l'écho dans le Canrd enchainé de la semaine prochaine.

 

23:41 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

jeudi, 18 octobre 2007

jour de grève, jour de rupture (shorter)

a.  J'ai connu l'échec, et j'ai dû le surmontrer. (NS)

b.  Il n'est pas de situation difficile dont un homme habile ne sait tirer avantage (La Rochefoucault)

c. sinon aujourd'hui c'était la journée "j'aime ma boite". 

23:24 Publié dans pendant ce temps | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

mardi, 16 octobre 2007

Le meilleur opposant?

1.) En écoutant un bout de D. de Villepin dimanche soir sur RTL, je me suis dit qu'il jouait plutot bien sa partition de premier opposant de France, que son propos était beaucoup plus clair et articulé que celui de l'opposition officielle, qu'on l'appelle PS ou MODEM.

2.) Mon compliment n'en est un qu'à moitié: bien souvent, être un bon opposant n'implique pas la même ascèse qu'être un bon gouvernant. On compte les points, quelques y-qu'à/ faut qu'on, une propension à s'inscrire dans une éthique de la conviction qui ne mange pas de pain quand on n'est pas responsable (l'auteur de ce blog a conscience de la mesure dans laquelle cette grille de lecture peut valoir pour ses écrits!). La faiblesse de la gauche est donc d'autant plus accablante que le rôle devrait être facile.  

3.) En réalité, Villepin est surtout clair parce qu'il est audible, et il est audible parce qu'il joue un rôle à contre emploi. C'est plus interessant, plus vendeur, d'entendre un ancien premier ministre UMP (en fait 2, puisque Raffarin était dans la même tonalité) dire du mal de l'amendement Mariani, du paquet fiscal, que tel ou tel "ténor" socialiste ou même  Bayrou.

4.) mais ce contre-emploi n'est-il pas surtout une revanche de l'histoire (petit h), dès lors que celui qui a mis en pratique la stratégie du premier opposant dans la majorité c'est précisemment celui qui subit les attaques répétées de Villepin, un certain N. Sarkozy? L'histoire se répète : d'abord en tragédie, ensuite en farce?

5.) ce même N Sarkozy, auquel le Canard enchainé du 9 octobre prête une formule qui rappelle celle du "croc de boucher" auquel il aurait  promis  de pendre les responsables de l'affaire Clearstream:   "il faut reconnaitre que face à la justice Villepin ne manque pas de panache C'est la garde meurt mais ne se rend pas. Ce n'est pas grave. Pourvu qu'elle meure".  

09:10 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : villepin, opposition

mardi, 09 octobre 2007

Les moulins à vent de la simplification du droit et la lutte contre la fraude étrangère relative aux conserves de prune (étendue aux noix)

La proposition de loi de simplification du droit a donc été adoptée en première lecture à l'Assemblée nationale aujourd'hui.

1°)  Quand on lit le texte  adopté et au delà de reflexes juridiques élémentaires, on est effayé par la diversité des textes modifiés.

 Lorsqu'il s'agit de confirmer que des textes disparus n'ont pas réapparu ce n'est pas très grave. On peut juste s'interroger sur l'utilité d'un tel ajout. 

 Proposition de loi, ça veut dire initiative parlementaire (si l'initiative est gouvernementale, on parle de projet de loi). Ca veut dire un texte qui n'a pas fait l'objet d'une concertation interministérielle pour essayer de cerner l'impact de telle ou telle mesure, ni d'examen par le Conseil d'Etat, ni de débat en Conseil des ministres. On vote donc, comme cela, une modification du  dernier alinéa de l’article 805 du code général des impôts où les mots : « des formules imprimées, délivrées sans frais » sont remplacés par les mots : « des formulaires mis à disposition".

 

On modifie le code de la sécu, de l'organisation judiciaire, des collectivités territoriales sans réel fil conducteur. Ce qui n'empêche pas que certaines simplifications seront a priori utiles, mais je ne suis pas certain qu'on y gagne au final en sécurité juridique.

 

2°) Et surtout, je ne suis pas certain qu'on y gagne en simplification, quand on regarde au delà de cette proposition de loi. J'entendais ce matin Yves Jego sur France Inter vanter la loi ambitieuse dont il est co-signataire. Des dizaines de milliers de dispostions inutiles pèsent sur les épaules de nos concitoyens, expliquait-il.

Et il donnait l'exemple de la loi n° 60-1373 du 21 décembre 1960, fixant les conditions dans lesquelles les mineurs de fond des mines de combustibles minéraux solides accompliront leurs obligations militaires.

Très bon exemple de loi qui en toute logique a été implicitement abrogée, dès lors que le service national a disparu. Et à lire cette loi, celle-ci interesse essentiellement les mineurs des classes 1960 et antérieures. Reparler de cette loi sur France inter, n'est-ce pas le meilleur moyen de susciter le doute chez certains? "Quoi, si la loi ambitieuse de simplification n'est pas adoptée, je vais devoir faire mon service?". Le doute profite à l'insécurité juridique et je ne suis pas sur que beaucoup de gens sentent le poids de cette loi sur leurs épaules.

Et puis surtout, on pourra supprimer toutes les lois obsolètes qu'on voudra (comme la loi du 9 août 1930 concernant les tromperies sur l’origine des noix, qui étend aux noix et cerneaux les dispositions de la loi du 11 juillet 1906 relative à la protection des conserves de sardines, de légumes et de prunes contre la fraude étrangère) , limiter la complexité du droit et la prolifération des normes implique d'abord une discipline sur le flux, sur les nouveaux textes adoptés.

Un propos rapporté par le Canard enchainé de mercredi dernier, lors des journées parlementaires de l'UMP résume bien les choses, mais on aimerait le lire dans le compte-rendu des débats de l'Assemblée plutot que dans ce journal officieux: "Ca nous révolte lorsqu'on entend, le matin, à la radio un fait divers sur un chien qui dévore un enfant ou un manège qui s'effondre. Puis quelques instants plus tard quand on apprend qu'il va falloir voter une nouvelle loi".  

J'ai deux exemples en tête, pour lesquels j'aurai bien aimé voir les parlementaires se démener comme ils le font avec la proposition de loi commentée:

- la disposition "travailler plus pour gagner plus" de la loi TEPA, dont tout le monde s'accorde à dire que c'est une vaste usine à gaz, qui concerne des millions d'entreprises et de salariés pas seulement les mineurs de la classe 1960.

- le projet de loi sur l'immigration, en cours de discussion à peine 1 an après la précédente loi sur ce sujet, et pour laquelle l'urgence a été décidée, c'est à dire qu'elle ne sera pas discutée par l'Assemblée nationale en 2ème lecture, alors que plusieurs dispositions (médiatisées ou pas) mériteraient un débat prolongé et annonce une complexification des procédures assez redoutable: pour avoir un visa, il faudra demander au juge judiciaire un recours au test ADN et saisir le juge administratif en cas de refus, après avoir mobilisé les services de l'ambassade en long et en large.

22:00 Publié dans droit public , Politiques publiques | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : simplification du droit, warsmann, jégo

jeudi, 04 octobre 2007

L'Etat manque-t-il de matière grise?

1) C'est la question que pose la radio BFM dans le grands débat d'hier (écoutable ici). Au passage, BFM est sans doute, et depuis longtemps, la seule radio où l'on peut entendre un directeur d'administration centrale parler pendant plus de 20 secondes - en l'occurence Frank Mordacq, directeur de la modernisation au MINEFI.

Le débat tourne autour de la place grandissante donnée aux cabinets de consultants dans la réforme et l'audit de l'Etat. Par rapport à l'ENA, ceci peut susciter 2 réponses:

- soit  on n'a pas assez de hauts fonctionnaires et l'on utilise un produit de substitution (qui coute plus cher)

- soit ils n'ont pas la formation adéquate et il faut donc embaucher les personnes compétentes, en l'occurence des consultants.

Sans dénigrer  le noble travail des consultants, il m'apparait que leur valeur ajoutée est souvent surtout celle d'un tiers objectivant. Autrement dit, on a recours aux consultants ... parce que ce sont des consultants. Peu importe que l'on est des ressources en interne ou pas.

 

2) Deuxième signe de manque de matière grise: le recours aux commissions et aux missions. L'exemple relevé par Versac sur l'adoption est frappant. Une sorte de pipolarisation de l'expertise.

 

3) autre signe d'un manque de matière grise dans l'Etat: l'initiative  du président de la commission des lois de l'Assemblée nationale de publier une simple page interne pour simplifier le droit par appel au peuple. Le blog Dalloz en fait un joli résumé:

"Si on résume, en deux points :

- D’abord, avec une franchise désarmante, l’Assemblée nationale reconnaît noir sur blanc les maux des lois actuelles, faisant ainsi son autocritique, en toute innocence : « inflation des textes, dégradation de leur qualité, dispositions devenues inutiles, redondantes, obsolètes ou insuffisamment normatives, peu intelligibles, contradictoires, mal coordonnées… » De quoi inquiéter le citoyen ordinaire !

A qui la faute ? Ni à Voltaire, encore moins à Rousseau, mais à la décadence légistique, certes pour une part d’origine européenne, mais pas seulement. Ceux qui rédigent les lois sont au gouvernement et au Parlement, ceux qui les votent, dans ladite enceinte. Est-ce à nous de pointer leurs imperfections et remédier aux maux qu’on nous inflige ?

- Ensuite, nous voici invités à « citer précisément les dispositions législatives vous paraissant répondre aux critères précédents et exposer les difficultés auxquelles vous avez été confrontés… La commission des lois présentera ensuite des propositions de réforme législative ».

Tant de rapports, d’articles, d’admonestations de la part des plus hautes autorités de l’Etat, n’auront ainsi servi à rien. Les responsables politiques ne s’en sortiront pas tout seuls. Il faut qu’on les aide. Le plus piquant : en leur administrant sur leur site la preuve des difficultés que nous avons rencontrées dans l’application de LEURS normes."

 

4) Derniers exemples, pour montrer que la fuite des cerveaux, ou plutot l'appel au bon peuple plutot qu'à ses grosses têtes n'est pas le monopole de la France.

D'abord la Nouvelle-Zélande, qui  élabore un avant-projet de loi sous forme de wiki ouvert à tous (via JB Soufron).  L'idée de droit participatif me parait suffisement bluffante pour ne pas susciter mes sarcasmes immédiats.

En revanche, "Dipnote", le tout jeune blog officiel du département d'Etat américain me laisse sans réponse, quand il demande aux internautes "ce qui devrait être fait pour convaincre les pays qui ont de l'influence sur la junte birmane de l'utiliser pour arrêté les massacres et établir un cadre pour une réforme démocratique soutenue?"

Je manque peut-être de matière grise... 

23:33 Publié dans Politiques publiques | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : énarques, consultants, wiki législatif, simplification du droit

des affaires à faire?

Vous voulez un visa d'entrée pour votre enfant? On peut vous aider!

Nous vous offrons un test ADN simple et rapide, basé sur l’analyse d’échantillons salivaires. Ceux-ci peuvent être  obtenus rapidement et sans douleur de vous-même et de votre enfant. Les expertises sont exécutées  selon les directives officielles de recherches parentales. Les résultats sont reconnus par les autorités comme preuve officielle de la descendance de vos enfants.

D’habitude, la collecte de l’échantillon se fait à l’ambassade même, ou par un médecin local à la demande de l’ambassade. Dans ce cas, une photo d’identité de votre enfant est indispensable.
L´envoi des échantillons est organisé par le service d’expédition des Affaires étrangères.
Dès que tous les échantillons sont disponibles dans notre laboratoire, les résultats du test sont normalement connus dans les quatorze jours. Si vous le désirez, nous pouvons envoyer les résultats directement aux autorités responsables ou à l’ambassade qui s’occupe de votre dossier.

Les tests ADN coûtent 500 euros pour deux personnes (p. e. le père et l’enfant). Pour chaque personne supplémentaire à tester (p. e. épouse, autres enfants), on compte 150 euros.

 

(c'est ici- pdf). 

09:45 Publié dans pendant ce temps | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : test adn, visa